Les chantiers navals espagnols creusent leurs pertes


La société espagnole de construction navale Navantia a creusé ses pertes nettes en 2016, à près de 304 millions d'euros, mais espère toujours décrocher un énorme contrat de livraison de navires de guerre à l'Arabie saoudite.


© Puerto de Cadiz
© Puerto de Cadiz
"Il faut souligner que durant l'exercice, des démarches ont été menées en lien avec un contrat pour l'armée d'Arabie saoudite, comprenant la conception et la construction de cinq corvettes Avante 2200", rappelle le rapport annuel de la Société d'État des participations industrielles (Sepi), holding public dont fait partie Navantia.
En janvier, le roi d'Espagne, Felipe VI, avait effectué une visite officielle en Arabie saoudite et toute la presse espagnole avait fait le lien avec ce lucratif contrat en négociations, dont le montant dépasserait les 2 milliards d'euros.
"Si le contrat des corvettes se concrétisait, cela emploierait plus de 2.000 personnes pendant plusieurs années" dans les chantiers navals de Galice et d'Andalousie, avait alors estimé un syndicaliste du secteur.

"Le carnet de commandes mondial s'est réduit en 2016 d'environ 28 %"


Un collectif d'ONG en Espagne - dont Amnesty, Oxfam et Greenpeace - ont appelé Madrid à renoncer à cette vente de navires de guerre à l'Arabie, en dénonçant l'implication de ce pays dans des crimes de guerre au Yémen.
Les pertes de Navantia publiées cette semaine sont supérieures de 34 % à celles de l'exercice précédent, passant de 226,7 millions d'euros en 2015 à 303,8 en 2016, selon les comptes de la Sepi.

En pleine relance commerciale

Dans son introduction au rapport annuel, la présidente de la Sepi, Pilar Platero, n'évoque pas les déboires de Navantia, dont le chiffre d'affaires 2016 a été de 723,5 millions d'euros. Elle fait plutôt valoir que la société de construction navale est en "pleine relance commerciale et dans l'attente d'approuver un plan stratégique qui renforcera son efficacité et sa viabilité".
Selon Pilar Platero, Navantia a notamment obtenu "la construction de deux navires pour l'armée australienne, de 42 "jackets" (structures métalliques pour les éoliennes en mer, NDLR) et d'une structure pour le parc éolien marin de East Anglia One" au Royaume-Uni.
La Sepi fait globalement valoir que, "sur le marché de la construction navale militaire, le carnet de commandes mondial s'est réduit en 2016 d'environ 28 %, atteignant les 13 milliards de dollars" et que "sur ce total, plus de 80 % correspondent aux États-Unis et ont été attribués à des chantiers navals de ce pays".

AFP

Mercredi 2 Août 2017



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