L'industrie de la croisière a pris trois mesures pour renforcer la sécurité à bord. Ces mesures décidées par le Conseil européen de la croisière (ECC) et l'Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), qui réunissent les poids lourds mondiaux du secteur, concernent le plan de route, l'accès du personnel au poste de pilotage et le nombre de gilets de sauvetage.
"La sécurité parfaite n'existe pas, comme l'incident du "Concordia" le montre. Mais nous faisons notre possible pour nous engager à fond", a déclaré le président de l'ECC, Manfredi Lefebvre. "D'abord, on va renforcer le processus de préparation de la traversée en partageant les données (du plan de route) avec l'ensemble des officiers qui sont sur la passerelle de commandement", a expliqué Erminio Eschena, l'un des porte-parole de l'industrie de la croisière en Europe et directeur général de la compagnie MSC en France. Chaque plan de traversée sera rédigé par un officier désigné à cet effet, approuvé par le capitaine et présenté en détail à tous les membres de l'équipe de commandement bien avant d'être mis en œuvre. Le commandant du "Concordia" est soupçonné de s'être écarté de la route prévue et d'avoir heurté un rocher qui a provoqué le naufrage.
Deuxième mesure : pendant les manœuvres, donc quand les moteurs tournent, seules "les personnes exerçant des fonctions opérationnelles" pourront accéder à la passerelle de commandement - le nom du poste de pilotage. Enfin, le nombre de gilets de sauvetage va être revu à la hausse, pour les adultes comme pour les enfants, et deviendra ainsi "largement supérieur" au nombre de personnes effectivement à bord du navire.
Mesures présentées en mai
Après le naufrage du "Concordia" au large de l'Italie, "il y a eu une prise de conscience et nous sommes plus que satisfaits d'aboutir aussi rapidement à ces mesures", a dit M. Eschena. Reste encore à les mettre en pratique de manière effective à bord des navires. Ces mesures ont été annoncées à l'occasion d'une conférence organisée à Bruxelles par la Commission européenne sur la sécurité des navires de croisière. Elles seront présentées en mai pour examen au Comité de la sécurité maritime de l'Organisation maritime internationale (OMI).
"La sécurité parfaite n'existe pas, comme l'incident du "Concordia" le montre. Mais nous faisons notre possible pour nous engager à fond", a déclaré le président de l'ECC, Manfredi Lefebvre. "D'abord, on va renforcer le processus de préparation de la traversée en partageant les données (du plan de route) avec l'ensemble des officiers qui sont sur la passerelle de commandement", a expliqué Erminio Eschena, l'un des porte-parole de l'industrie de la croisière en Europe et directeur général de la compagnie MSC en France. Chaque plan de traversée sera rédigé par un officier désigné à cet effet, approuvé par le capitaine et présenté en détail à tous les membres de l'équipe de commandement bien avant d'être mis en œuvre. Le commandant du "Concordia" est soupçonné de s'être écarté de la route prévue et d'avoir heurté un rocher qui a provoqué le naufrage.
Deuxième mesure : pendant les manœuvres, donc quand les moteurs tournent, seules "les personnes exerçant des fonctions opérationnelles" pourront accéder à la passerelle de commandement - le nom du poste de pilotage. Enfin, le nombre de gilets de sauvetage va être revu à la hausse, pour les adultes comme pour les enfants, et deviendra ainsi "largement supérieur" au nombre de personnes effectivement à bord du navire.
Mesures présentées en mai
Après le naufrage du "Concordia" au large de l'Italie, "il y a eu une prise de conscience et nous sommes plus que satisfaits d'aboutir aussi rapidement à ces mesures", a dit M. Eschena. Reste encore à les mettre en pratique de manière effective à bord des navires. Ces mesures ont été annoncées à l'occasion d'une conférence organisée à Bruxelles par la Commission européenne sur la sécurité des navires de croisière. Elles seront présentées en mai pour examen au Comité de la sécurité maritime de l'Organisation maritime internationale (OMI).
"Lancement d'une consultation publique sur la sécurité des navires"
L'exécutif communautaire a lancé mardi 24 avril une vaste consultation publique sur la sécurité des navires, qui se terminera le 5 juillet, en vue de propositions législatives "avant la fin 2012". Les industriels de la croisière ont également diligenté fin janvier un audit sur la sécurité des croisières. Un comité de quatre experts indépendants a été mis en place la semaine dernière pour évaluer les recommandations de cet audit. Les conclusions sont attendues "dans les mois à venir", selon l'ECC et CLIA.
"Un seul décès est un décès de trop", a dit Siim Kallas, vice-président de la Commission et chargé des transports. Même si dans le monde de la croisière "le bilan de sécurité est excellent", "nous pouvons avoir un débat sur une limite à la taille de ces navires", qui "sont devenus gigantesques", pouvant atteindre "plus de 7.000 personnes à bord, passagers et équipage", a estimé M. Kallas. La question du gigantisme des bateaux a été soulevée après l'accident du "Concordia", même si le secteur affiche des statistiques de sécurité supérieures à d'autres modes de transport. "Nous tirerons les leçons de l'enquête sur l'accident du "Concordia". Il faut éviter que ces navires chavirent aussi rapidement et coulent aussi rapidement", a aussi dit M. Kallas. La Commission européenne planche notamment sur les moyens d'assurer la stabilité des navires après un impact. Mais elle souhaite une réglementation internationale sur le sujet, et non seulement européenne.



Les croisiéristes renforcent la sécurité à bord
















