Les projets chinois au Brésil ne sont pas la panacée



Li Keqiang, le Premier ministre chinois
Li Keqiang, le Premier ministre chinois
À l'image de l'ambitieux projet de couloir ferroviaire et maritime qui reliera le Brésil au Pérou pour exporter des matières premières vers la Chine par le Pacifique à moindre coût, la plupart des accords Brésil-Chine sont encore loin de se concrétiser, affirment les analystes. À l'occasion de la visite du Premier ministre chinois, Li Keqiang, mardi 19 mai à Brasilia, les deux pays des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont signé trente-cinq accords économiques qui prévoient des investissements chinois massifs de jusqu'à 53 milliards de dollars, en particulier dans les infrastructures du géant émergent d'Amérique latine. Ce "Plan d'action jusqu'en 2021" porte la relation bilatérale "à un niveau supérieur", s'est immédiatement félicitée la présidente brésilienne, Dilma Rousseff. La liste des accords comprend un mémorandum entre le géant minier brésilien Vale et la banque chinoise ICBC pour 4 milliards de dollars, des financements de projets de la compagnie pétrolière publique Petrobras, la vente des premiers 22 avions Embraer (sur 60) et la reprise des exportations de viandes vers le marché chinois. Pour Kevin Gallagher, professeur à l'Université de Boston, l'initiative qui représente le mieux la nouvelle ère des relations bilatérales est le couloir vers le Pacifique qui traversera une partie de l'Amazonie au grand dam des écologistes. Malgré son symbolisme géopolitique, la voie ferrée est loin de devenir réalité car elle dépend encore d'une étude de viabilité qui ne sera conclue qu'en 2016 et son tracé jusqu'à un port du Pérou n'est pas encore défini. "C"est un vieux projet de 2004 qu'on ressort comme nouveau. Un projet de cette envergure a de nombreux problèmes à résoudre, comme les autorisations environnementales", explique Reinaldo Guang, du cabinet d'avocats TozziniFreire, chargé des projets avec la Chine. Il relève que les banques chinoises étudient avec minutie les financements, qui ne sont pas toujours octroyés.

Damian Wroclavsky

Vendredi 22 Mai 2015



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