Les territoires et départements ultramarins coordonnent leurs actions


Autour de la formation, du tourisme, des infrastructures portuaires et de leurs dessertes maritimes, les six clusters ultramarins créés depuis 2011 ont décidé d'unir leurs actions. L'approfondissement du Grand Port maritime de la Guadeloupe et les règles sur le travail des marins extra communautaires en Polynésie française sont deux dossiers où une intervention urgente des pouvoirs publics est réclamée.


Le terminal à conteneurs de Jarry © GPMG
Le terminal à conteneurs de Jarry © GPMG
De tous les dossiers portés par les six clusters maritimes ultramarins* réunis à Paris le 5 décembre, l'approfondissement du Grand Port maritime de la Guadeloupe l'emporte sur les autres. "Si le 15 décembre les travaux n'ont pas débuté, le port devra verser des pénalités de l'ordre de 100.000 euros par jour soit 3 millions d'euros par mois", s'insurge Marie-Laure Ciprin. Selon la présidente du cluster maritime de la Guadeloupe, deux autorisations administratives tardent à être délivrées "alors que le projet a passé toutes les étapes jusqu'à son financement de 64 millions d'euros". Conviés à la réunion de vendredi 5 décembre, les représentants de la Direction générale des Outre-Mer, Thomas Degos et Claude Giraud, se sont ainsi engagés à intervenir au plus vite pour débloquer la situation. Si Marie-Laure Ciprin n'ose l'imaginer, un éventuel report aurait une double conséquence : le versement de pénalités et la remise en cause du financement du projet, dont les 8 millions d'euros européens (Feder) qui ont servi de levier pour obtenir  44 millions d'euros de prêts bancaires... Au-delà, l'approfondissement de 12 à 15 mètres du terminal à conteneurs de Jarry, au cœur du futur chantier, revêt un enjeu stratégique à la veille de l'agrandissement du canal de Panama. "Lequel va s'accompagner d'un changement d'échelle pour tous les navires de commerce qui navigueront dans la zone Caraïbes", à la recherche de nouveaux sites de transbordement régionaux.

Marché unique antillais

Avec leurs dessertes maritimes, les infrastructures portuaires forment le premier des trois groupes de travail créés le 5 décembre entre les six clusters ultramarins. L'occasion de rappeler l'initiative menée par les communautés maritimo-portuaires de la Martinique et de la Guadeloupe autour du Marché unique antillais (MUA). "Sous une forme de "coopétition",  cette démarche vise à harmoniser nos procédures et pratiques. Ses objectifs sont de faciliter le transit par nos ports, diminuer nos coûts, optimiser notre qualité de service et notre compétitivité en nous présentant, quand cela sera possible, sous une bannière commune ou sous la forme d'un hub commun", ambitionne Emmanuel Lise, président du cluster maritime de la Martinique.

"Les clusters maritimes ultramarins interpellent les pouvoirs publics"


Le deuxième groupe de travail créé vendredi 5 décembre est consacré à la pérennité et au renforcement des formations dans les différents départements et territoires d'Outre-Mer, avec une demande particulière défendue par la Polynésie française. "La mer génère une série de métiers paramaritimes, et localement nous ne disposons pas des capacités de formation à l'attention de nos jeunes pour saisir ces opportunités", explique Gérard Siu, président du cluster polynésien.

Des règles à adapter

Dédié au tourisme et aux activités de croisières, le troisième groupe de travail a d'ores et déjà identifié une première priorité. "Elle concerne l'obligation d'un visa d'une durée limitée à 90 jours pour les personnels non communautaires. Cette règle n'est pas compatible avec le travail à bord de navires où les équipages peuvent rester sur le territoire de la Polynésie française plus longtemps". Aussi Stéphane Renard, coordinateur du Tahiti Cruise Club, et le groupe de travail nouvellement créé demandent-ils que le droit maritime s'applique à ces personnels et de les libérer de l'obligation de visa. Un autre dossier sur la table de la Direction générale des Outre-Mer.

* Guadeloupe, La Réunion, Guyane, Martinique, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie

Érick Demangeon

Mardi 9 Décembre 2014



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