Loi travail : six des huit raffineries françaises à l'arrêt



La CGT 13 bloque le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer depuis 2 heures lundi 23 mai © UD CGT 13
La CGT 13 bloque le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer depuis 2 heures lundi 23 mai © UD CGT 13
Lundi 23 mai, sur les huit raffineries françaises, six étaient affectées par les mouvements de protestation contre le projet de loi travail. Parmi les cinq raffineries exploitées par Total, trois (Gonfreville-l'Orcher, en Seine-Maritime, Donges, en Loire-Atlantique, et Feyzin, dans le Rhône) subissent toujours la "mise à l'arrêt de certaines unités" en raison d'un mouvement de grève de certains salariés, tandis qu'à Grandpuits (Seine-et-Marne), mais aussi à La Mède (Bouches-du-Rhône), jusqu'ici épargnée, "des blocages d'expéditions de produits pétroliers" ont conduit à passer la production des sites "en débit réduit". Selon Emmanuel Lépine (CGT), la raffinerie Petroineos à Lavera (Bouches-du-Rhône) était également affectée. Les deux raffineries Esso de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) continuaient à fonctionner normalement, selon un porte-parole, même si, à Fos, "les expéditions sont perturbées par des manifestations en dehors du site". Du côté des dépôts de carburant, sur la centaine de sites du pays, cinq étaient toujours bloqués lundi matin : si celui de Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), bloqué depuis mardi, a été évacué vers 6 h 30 par les gendarmes mobiles, selon Jean-François Trincal (CGT), celui de Fos s'est, lui, ajouté à la liste des sites bloqués. Donges (Loire-Atlantique) et Dunkerque (Nord) demeuraient par ailleurs bloqués par une grève de leurs salariés et ceux du Havre (Seine-Maritime) et de Haulchin (Nord), par des actions extérieures. Sur les 2.200 stations-service exploitées par Total en France, 509 étaient en rupture partielle ou totale lundi matin, contre 390 la veille. La situation devrait toutefois évoluer positivement au cours de la journée car, alors qu'aucun camion n'a effectué de chargement dans les dépôts du groupe au cours de la journée de dimanche, 710 véhicules se sont présentés au chargement lundi matin, et ils devraient faire "deux voire trois rotations" au cours de la journée pour ravitailler les stations-service du réseau, contre une seule rotation habituellement.

TLF demande le déblocage de l'économie

Alors que les mouvements sociaux contre le projet de loi travail s'intensifient, TLF a souhaité "attirer solennellement l’attention du gouvernement sur les conséquences du blocage des ports français, des dépôts pétroliers et des unités de raffinage".
La première organisation professionnelle du transport et de la logistique en France alerte sur les pertes, "plusieurs millions d'euros", déjà subies par les entreprises du secteur du fait de la difficulté des approvisionnements en carburant et "des divers mouvements sociaux, de toutes origines, constatés sur les zones stratégiques de notre économie".
Pour la fédération, "une paralysie totale des activités économiques et industrielles dans l'Ouest et le Nord de la France est maintenant à craindre".
Elle redoute désormais une perte de crédit à l'international des infrastructures françaises de transport : "Alors que d’importants efforts sont consentis à cette heure par les personnels salariés du secteur pour que tous les moyens disponibles soient utilisés pour limiter les conséquences des désordres en cours, TLF constate encore une fois que l’image internationale des ports français va se déprécier et que les effets des améliorations obtenues grâce à un travail opiniâtre, continu et difficile seront rapidement anéantis".
En conclusion, TLF demande "que les décisions les plus fermes soient prises qui garantissent la liberté de circuler et de travailler sur le territoire national".

Amélie Baubeau et Franck André

Lundi 23 Mai 2016



Lu 1805 fois



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 24 Novembre 2016 - 15:56 Grèce : les marins en grève contre l'austérité €

Mardi 22 Novembre 2016 - 13:20 40.000 Nigérians demandent des comptes à Shell €


     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse