Lufthansa ne profite pas de l'effet pétrole


Pris en tenaille entre la concurrence des low-cost et celle des compagnies du Golfe, le géant du transport aérien Lufthansa n'a pas réussi à tirer parti du pétrole pas cher et son premier trimestre s'est soldé par une perte.


© Lufthansa
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Le numéro un européen du transport aérien, maison mère de Lufthansa, Swiss, Austrian et de Germanwings, tristement célèbre après un crash meurtrier l'an dernier, affiche pour la période de janvier à mars une perte nette de 8 millions d'euros. Un an plus tôt, le bénéfice était de 425 millions, gonflé à l'époque par la cession d'une part dans JetBlue. La perte d'exploitation (Ebit) trimestrielle atteint 49 millions d'euros, et le chiffre d'affaires s'affiche en recul de 0,8 % à 6,9 milliards d'euros, à cause d'une baisse de 4 % des revenus du trafic. Même si l'Ebit est ressorti meilleur qu'attendu et que l'an dernier, ce que saluaient la plupart des analystes, la sanction a été brutale en Bourse, avec une chute de plus de 7 % du cours à Francfort à 9 h 15.

Lufthansa Cargo victime des surcapacités

Ailleurs, la baisse du cours du pétrole fait figure de manne pour les compagnies aériennes. IAG par exemple, le groupe qui chapeaute Iberia et British Airways, ou encore les japonaises Ana et Japan Airlines en ont amplement profité, comme le montrent leurs chiffres publiés ces derniers jours.
L'effet joue aussi pour Lufthansa, sous forme d'une réduction substantielle des coûts. Mais ce que retient surtout le groupe de ce début d'année, c'est "une considérable pression sur les prix", dans le segment passagers "et encore plus chez Lufthansa Cargo", l'activité de fret, a constaté la directrice financière, Simone Menne. Du coup, l'effet pétrole ne fait que compenser l'érosion des prix. Comme beaucoup d'autres compagnies historiques, Lufthansa est prise en tenaille entre la concurrence des low-cost EasyJet, Ryanair et Vueling, et celle des acteurs du Golfe, très agressifs sur le segment premium. Lufthansa Cargo de son côté est victime des surcapacités sur le marché du fret aérien, et sa situation financière ne devrait pas se redresser "avant le quatrième trimestre", prédit Simone Menne.

Mathilde Richter

Mardi 3 Mai 2016



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