"Luno" : l'enquête démarre, le remorquage attendu



Le "Luno", cargo espagnol en service depuis 1994
Le "Luno", cargo espagnol en service depuis 1994
L'enquête sur les circonstances de l'accident spectaculaire d'un navire conventionnel espagnol "Luno" qui a heurté une digue d'Anglet (Pyrénées-Atlantique) mercredi 5 février avant de se disloquer en deux puis trois parties, a démarré jeudi 6 février, alors que l'armateur cherchait le moyen de remorquer ce qu'il reste de l'unité. Selon la Gendarmerie, les auditions des onze membres de l'équipage du "Luno", ce navire de 100 mètres de long qui a heurté une digue d'Anglet mercredi matin par forte houle, ont démarré dès jeudi matin. L'enquête est menée par la section de recherches de la Gendarmerie maritime sous la houlette du parquet de Bayonne. Une enquête administrative confiée au Bureau d'enquête-accident espagnol, qui y associera des représentants français, a également été ouverte. Enfin, l'assureur du "Luno" va aussi mener une expertise, selon le préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Pas de marée noire

"La quantité et la nature du carburant contenu dans les soutes du navire échoué", du gasoil marin, "ne sont pas susceptibles de provoquer une pollution de type marée noire", a encore assuré la préfecture, au lendemain de déclarations dans ce sens du ministre de la Mer, Frédéric Cuvillier. Restent à déterminer les circonstances de l'accident et les moyens de remorquer les trois parties du navire, qui s'est brisé en deux puis disloqué en trois morceaux dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon une source proche du dossier, le navire qui reliait à vide Bilbao à Bayonne, où il devait embarquer un lot de billes d'acier, était arrivé à proximité du port dès mardi soir. Il a tenté une première entrée dans le port, sans succès, en raison d'une première avarie électrique qui a provoqué la dérive du cargo, avant que le courant ne soit rétabli. Mercredi matin, le conventionnel semblait, à 9 h 30, avoir récupéré sa propulsion et, accompagné par deux remorqueurs, il a pris à nouveau le chemin du port. C'est là que s'est produit la seconde panne, "une avarie électrique totale", le rendant impossible à manœuvrer, et le conduisant inéluctablement au naufrage.
La préfecture maritime de l'Atlantique a indiqué que la régulation des entrées et sorties du port n'était pas de sa compétence. La décision de laisser entrer le navire relève normalement de la compétence de l'autorité portuaire de Bayonne et du commandant du cargo.

Mises en demeure

Le propriétaire du navire s'est vu notifier deux mises en demeure, l'une lui demandant de "faire cesser le danger nautique", présenté par l'épave, et une seconde visant "à faire cesser les risques de pollution". "On lui a demandé de produire pour 18 heures un plan pour faire cesser ses risques et dangers", a précisé la préfecture maritime. Le propriétaire a contacté son assureur qui a fait appel à Smit Salvage, une société néerlandaise spécialisée dans la prise en charge de navires en grande difficulté.
Jeudi matin, un pan du cargo rouge, l'avant, contenant quelque 80 tonnes de fuel, gisait toujours près du rivage, observé par des centaines de badauds, tandis que son château se trouvait toujours dans l'eau à une quarantaine de mètres du rivage, la houle semblant faiblir. "Il m'importe maintenant que ce cargo soit évacué au plus vite", semblait s'impatienter le maire d'Anglet, Jean Espilondo. "Il faut que l'armateur établisse le meilleur procédé. On ne l'enlève pas comme une voiture au bord de la route", a expliqué le capitaine de corvette Lionel Delort, de la Préfecture maritime de l'Atlantique, soulignant que la saison étant marquée par une faible amplitude de marée, la partie avant restait immergée, compliquant la situation.
Des experts ont déjà tenté d'accéder, sans succès, dès 2 heures du matin, à l'avant du navire qui s'était échoué sur la plage de La Barre, selon le sous-préfet Patrick Dallennes. Ces professionnels mandatés par la société d'assurances du cargo, étaient épaulés par des pompiers et accompagnés notamment de membres du Centre d'expertises pratiques de lutte antipollution (Ceppol) de la Marine nationale. "A priori", aucune fissure au niveau des réservoirs n'a été détectée, a-t-on indiqué à la mairie, alors que sur place aucune odeur de carburant n'était perceptible.
Le "Luno", était en service depuis 1994. L'accident s'est soldé par un bilan moins grave qu'attendu, avec un seul blessé léger et des risques de pollution massive en principe écartés mercredi soir, même si des craintes demeurent.

AFP

Jeudi 6 Février 2014



Lu 52 fois



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 24 Novembre 2016 - 15:56 Grèce : les marins en grève contre l'austérité €

Mardi 22 Novembre 2016 - 13:20 40.000 Nigérians demandent des comptes à Shell €


     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse