MGI : "Ci5 participe au rayonnement régional portuaire"


L'entreprise informatique marseillaise MGI estime que son outil Ci5 lui permettra de participer au rayonnement portuaire régional et construire des échanges avec les partenaires méditerranéens. Elle continue en outre de travailler avec son homologue havraise Soget dans l'objectif de mettre en place un portail commun.


Les terminaux à conteneurs de Fos-sur-Mer © Franck André
Les terminaux à conteneurs de Fos-sur-Mer © Franck André
Dominique Lebreton, directeur Audits, Projets et Commercialisation de la société MGI, indique avoir "des retours enthousiasmants" de la part des premiers utilisateurs de Ci5, le successeur du système AP+.
Selon lui, "CI5 n'est pas une refonte d'AP+. Nous sommes allés plus loin dans la traçabilité. Le nouveau système dépasse le périmètre de Marseille pour le conteneur et les remorques".
La version "multiports", le concept "fast lane", l'automatisation et l'analyse prédictive sont autant d'éléments qui ont "guidé nos travaux", indique-t-il.
Pour l'heure, la version "core" (standard), livrée à MGI le 2 septembre dernier, est en cours de test par MGI. Dominique Lebreton explique qu'elle comprend "la partie navire, le manifeste import, la partie booking export, l'entrée sur le terminal et le constat de vu à quai, soit les scénarios import et export".
La phase pilote de Ci5 sera lancée dès mi-novembre et s'achèvera le 1er février 2017. "Des ateliers mensuels seront programmés pour obtenir des retours d'expérience de la part des utilisateurs", précise-t-il.
CMA CGM, MSC et Marfret font partie des entreprises pilote figurant parmi les armateurs. MGI dénombre les deux opérateurs des terminaux conteneurisés de Fos (Eurofos, Seayard et Med Europe Terminal). Dans le secteur du transit, quelques entreprises ont déjà été retenues.

"Le périmètre de Marseille dépassé"


La version intermédiaire de Ci5 suivra dès le mois de mars. Elle aura une durée de vie de six mois. La version définitive est prévue pour septembre 2017. Selon Dominique Lebreton, "Ci5 constitue de réels progrès par rapport à AP+. Le nouveau système va pouvoir donner des indicateurs sur les performances des entreprises et la fluidité de la place portuaire".
Autre aspect sur lesquels s'est penché MGI, le volet "multiports", confie-t-il. "On veut être un système régional. En devenant un "smartport", on va pouvoir participer au rayonnement régional portuaire, c'est-à-dire Marseille-Fos, Sète mais aussi Toulon".

Une certification aux normes Iso 27001 pour 2017

MGI s'intéresse également à l'international. Preuve qu'il souhaite aussi "construire des échanges avec (ses) partenaires méditerranéens", la direction a rencontré récemment les directions des ports d'Arzew, Skikda, Béjaïa ainsi que Mohamed Hafiane, le président de Serport. Pour Dominique Lebreton, le nouveau groupe de services portuaires algérien devient "l'interlocuteur pour le développement des échanges entre les deux pays".
Les ambitions internationales de l'entreprise informatique impose à Ci5 d'être compatible avec la réglementation internationale et européenne. MGI a donc pris contact avec le Pôle Mer Paca, la DCNS, le GPMM, l'autorité portuaire de Toulon pour "s'assurer de la robustesse du système en termes de cybersécurité". Dans l'objectif d'assurer la confidentialité et la sécurité des données de ses clients, MGI a entamé le processus de certification aux normes Iso 27001 (management de sécurité de l'information). "Nous devrions être certifiés au cours du premier semestre 2017", prévoit le directeur Audits et Projets.

Ci5 et S)1 interopérables

Interrogé sur l'avancement des travaux avec son homologue havraise Soget, le président du directoire de MGI, Jaap van den Hoogen, explique : "On peut affirmer que Ci5 et S)1 sont interopérables. Les technologies sont compatibles. Nos ingénieurs travaillent sur les interfaces entre les deux systèmes". Il confie que les deux entreprises sont "dans une démarche de CCS et d'échanges communs, qui s'effectuent par voie d'EDI".
Avant qu'une présentation officielle commune soit faite, "nous vérifions que nos deux systèmes soient stables", ajoute-t-il. Dominique Lebreton précise que "des notes de cadrage sont déjà rédigées"

Vincent Calabrèse

Jeudi 29 Décembre 2016



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