Manitowoc : ancrage lyonnais pour un rayonnement mondial


Avec précaution et précision, une grande grue vient déposer une clé sur la pelouse du nouveau siège EMEA du groupe international Manitowoc. Une façon originale d’inaugurer un site d’envergure pour un leader industriel mondial.


© Manitowoc
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Le groupe Manitowoc, qui traverse encore quelques turbulences, espère que son nouveau site lyonnais de 20.000 m2 participera au redressement complet de l’entreprise et à l’affirmation de sa notoriété. Auparavant implanté à Écully, fief de Potain, racheté en 2001, le groupe américain a choisi de se déplacer de quelques kilomètres, à Dardilly, toujours sur la zone Techlid, préférant son ancrage lyonnais à Munich, Francfort ou Genève, choix apprécié des 300 salariés et des partenaires habituels du groupe. Le bâtiment construit par le groupe Cardinal sur 7.200 m2 (340 places de parking) a nécessité un investissement de 27 millions d’euros. Il est loué par Manitowoc.

"Un nouveau site de 20.000 m2 à Dardilly"


Manitowoc comprend deux divisions : le levage dont il est le leader mondial et le Food Service, matériels de cuisines professionnelles. Le groupe emploie 13.000 personnes dans le monde dont près de 7.300 pour la partie "Levage" qui représente 60 % du chiffre d’affaires qui atteint près de 4 milliards de dollars au total. La zone Europe Middle-East Afrique représente 40 % du volume total des affaires. En 2002, le groupe a racheté Grove-grues mobiles et en 2008 Enodis, matériel de restauration professionnelle. "Cette activité, déjà présente aux États-Unis permet au groupe de stabiliser son activité par rapport au secteur grue très cyclique", explique Philippe Cohet, vice-président exécutif de Manitowoc Cranes EMEA. Le groupe n’est pas prêt d’oublier son chiffre d’affaires de 3,8 milliards de dollars en 2008 tombé à 1,7 milliard en 2010.

Quatorze usines dans le monde

Le siège de Dardilly abrite la direction générale, les fonctions supports et opérationnelles, dont la plate-forme d’assistance technique Crane Care, première porte d’entrée pour les clients et concessionnaires. S'y trouve également le centre de conception et de développement mondial des grues à tour commercialisées sous la marque Potain. Lesquelles sont ensuite montées dans les usines de Saint-Nizier-sous-Charlieu (Loire) et Moulins (Allier). Le groupe possède huit filiales et quatorze usines dans le monde dont trois aux États-Unis. Il dispose d’une plate-forme logistique à Décines pour la distribution des pièces de rechange, le stockage de composants et manuels techniques qui assure des livraisons le jour même ou en J+1. Le centre de formation mondial des monteurs, conducteurs et dépanneurs aujourd’hui basé à La Clayette (Saône-et-Loire) déménagera dans l’Est lyonnais en 2014. Les centres de distribution comme Moscou ou Dubaï sont aussi des zones de réparations et de stockage agissant comme des plates-formes avancées pour servir rapidement les clients.
Une grue dure environ vingt ans. C’est un jeu de construction standard mais qui doit néanmoins être adapté à chaque chantier selon que le groupe opère pour une ligne LGV en Arabie saoudite, un complexe pétrochimique au Mozambique, pour le viaduc de Millau, l’aéroport d’Istanbul ou le futur stade de Lyon. "Le groupe Manitowoc réalise 85 % de son chiffre d’affaires à l’international", observe Éric Etchart, patron français de Manitowoc Cranes installé depuis sept ans aux États-Unis.
Le groupe achète beaucoup de matières premières dont de l’acier en premier lieu. Il s’est lancé dans de fortes réorganisations qui n’ont pas épargné la logistique avec une meilleure optimisation des transports et des espaces de transport, des navettes entre les usines et les fournisseurs et une réflexion sur les traitements et les recyclages des emballages. "Dans nos plates-formes, nous réalisons des opérations de soudure, peinture, assemblage et tests. À Charlieu, par exemple, nous fabriquons l’intégralité des mécanismes comme les armoires électriques, les treuils et les cabines et nous nous inspirons beaucoup des modèles utilisés dans l’automobile avec les recours aux méthodes Lean, Kamban ou «juste à temps»", résume Bertrand Lehoux, responsable supply chain Europe-première monte. Les grues partent des usines en différentes pièces à monter par éléments et voyagent par route avec les répercussions sur les règles de circulation et de voirie et l’impérative arrivée des camions dans un ordre très strict ou par mer dans des conteneurs de 40' par exemple pour les grues à montage automatisé.

Annick Béroud

Mercredi 16 Octobre 2013



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