Marseille-Fos doit rester un "port de marché"


L'Union maritime et fluviale de Marseille-Fos (UMF) poursuit sa campagne de lobbying pour l'intégration du tracé alternatif dans le corridor de fret ferroviaire n° 2 pénétrant la Suisse par Genève en évitant le nœud du contournement de Lyon. La communauté portuaire marseillaise juge que la croissance de son trafic conteneurisé doit venir de son hinterland.


© GPMM
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L'amélioration de la desserte ferroviaire de l'hinterland européen reste une préoccupation majeure pour l'UMF. Son président, Jean-Philippe Salducci, rappelle qu'il a retenu le cabinet Arcturus pour faire bouger les lignes afin de persuader les décideurs que le temps est venu d'intégrer le tracé alternatif Valence-Culoz-Genève dans le corridor ferroviaire n° 2. Il prône l'inclusion de "Genève comme point de passage frontière".

Jean-Philippe Salducci, président de l'UMF © Vincent Calabrèse
Jean-Philippe Salducci, président de l'UMF © Vincent Calabrèse
Pour l'instant, l'heure est au lobbying et à la demande de financements. Mi-octobre, le président de l'UMF avait rencontré les collectivités locales (le Conseil général des Bouches-du-Rhône, le Conseil régional Paca et la Suisse). La fédération de la place portuaire avait pris rendez-vous avec la Ville de Marseille, Marseille Provence Métropole, le SAN Ouest Provence et un député européen. "Nous avons reçu un accueil très favorable".
Au plan national, il indique devoir convaincre le nouveau ministre délégué aux Transports, Alain Vidalies, et attend beaucoup de la nouvelle Commission européenne, de sa politique et de son futur budget en matière de transport.
Quant aux financements, Jean-Philippe Salducci est convaincu que "des aides au démarrage" seront nécessaires. "Nous devons en obtenir de la part du Feder, de l'État ainsi que du GPMM".

Fos : réunir les terminaux et mutualiser les portiques

Du côté du projet stratégique de l'établissement portuaire marseillais, sur lequel les professionnels de la place ont tenté de peser de tout leur poids, le président de l'UMF est convaincu de "la nécessité de réunir à Fos les terminaux opérés par Seayard et par Eurofos" et de "mutualiser les portiques afin d'améliorer la productivité".
Pour ce qui concerne les bassins Est, il prêche la rationalisation des terminaux Corse et Maghreb. Il mise sur les retombées positives du terminal combiné de Mourepiane prévu pour démarrer en 2017. À ses yeux, les travaux d'élargissement de la passe Nord permettront d'accompagner la croissance du trafic croisière en facilitant l'accueil des paquebots de grande taille. Il estime en outre nécessaire l'adaptation de Mourepiane aux grands porte-conteneurs.

"Nous misons sur la croissance de l'activité directe"


Concernant l'évolution globale du trafic conteneurisé, il reste persuadé que l'atout de Marseille-Fos est de rester un port de marché dont la croissance doit être portée par la progression de son trafic lié à son hinterland. "Contrairement à d'autres ports qui traitent du trafic en transbordement, nous misons sur la croissance de l'activité directe car c'est elle qui fait travailler la communauté portuaire", assure-t-il, se basant sur les statistiques d'une étude qui estime que 100 EVP génèrent un emploi en plus pour un port.
"Pour 1.000 EVP, 10 emplois sont créés, soit un emploi portuaire, six postes dans la logistique et trois dans le transport", rapporte-t-il.
Évoquant le dossier social de la SNCM, il espère que "le conflit restera interne à la compagnie". Et de souhaiter : "Il ne faut pas qu'il pénalise l'ensemble de la place portuaire".

L'UMF ouvre une nouvelle session de formation

L'UMF ouvre à partir du 4 novembre une nouvelle session dans le cadre de sa formation intitulée "Synergie portuaire". Placée sur le thème "Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble", elle s’adresse à tous les professionnels de la place. L’Union maritime s’appuie sur ses syndicats professionnels affiliés et sur l’Institut de formation et d’échanges portuaires (Ifep) du Grand Port maritime de Marseille (GPMM), pour conduire cette formation d'une durée de six jours. L'objectif est de permettre aux acteurs de la place portuaire, et à leurs clients chargeurs, de mieux connaître et maîtriser l'environnement portuaire dans lequel ils évoluent au quotidien, du point de vue des métiers, de leurs nécessaires interactions, et de l’environnement légal et réglementaire.

Vincent Calabrèse

Jeudi 16 Octobre 2014



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