Marseille-Fos, le port naturel des chargeurs rhônalpins


Avec foi, fougue et enthousiasme, Christine Cabau-Woehrel défend la cause, affirme l’intérêt du Grand Port maritime de Marseille, «port naturel de Lyon, port le plus proche, port le plus compétitif en termes de coût global du passage portuaire». D’ailleurs, la présidente du directoire du GPMM trouve «ambitieux mais atteignable le bond de 50 % environ aujourd’hui du trafic conteneurs de Rhône-Alpes passant par le port de Fos à 75 % sur du moyen terme». Pour Christine Cabau-Woehrel, «c’est dans la logique des choses !»


© GPMM
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Ce dessein nécessite des actions régulières et constantes de promotion, de séduction et de pédagogie. Les outils existent : le GPMM est installé sur le port de Lyon Édouard-Herriot dans les locaux de Lyon-Terminal dont le GPMM détient 16 % du capital depuis 1999. Il est animé par Lydie Gabrielle, permanente, par Régis Martin, en charge de l’hinterland, et par Guillaume Briola qui, aux commandes commerciales, partage son temps entre Lyon et la cité phocéenne. En avril dernier, une quarantaine de chargeurs et opérateurs de transport rhônalpins ont été invités à Marseille par Via Marseille Fos. Ils ont découvert le dispositif Key Performance Indicator (KPI), ensemble de paramètres permettant de suivre les évolutions du port (temps d’attente des navires, temps de dédouanement, temps de passage des camions, etc.). Tous les clients peuvent comparer tous les six mois les efforts du port. «Dans notre panoplie d’actions, nous avons aussi l’association Medlink, un outil qui regroupe en son sein les ports maritimes de Marseille et Sète et les ports intérieurs du bassin Rhône-Saône», observe Christine Cabau-Woehrel, très positive envers cette structure chargée de contribuer à la création d’un ensemble unifié engagé dans la promotion du report modal et des flux massifiés, en collaboration avec les institutionnels et les représentants des différents modes de transport. «En 2014, nous avons lancé la procédure douanière simplifiée pour les marchandises qui prennent l’axe fluvial par dématérialisation grâce à AP+».

"Le trafic fluvial Fos-Lyon a été multiplié par quatre en dix ans"


Périodiquement, des ateliers chargeurs sont organisés comme ce fut le cas en juin dernier. «Nous avons créé aussi un label en report modal fluvial. Nous l’avons décerné à des chargeurs rhônalpins comme les groupes Dim, Salomon, Seb, Michelin, Tecumseh, CIAT, Adiceo… qui intègrent le report modal dans leur supply chain logistique. Bayer, Solvay et Renault Trucks suivront. L’objectif est de générer un effet d’entraînement et de rallier de plus en plus de chargeurs dans cette démarche qui améliorera leur propre compétitivité», affirme Christine Cabau-Woehrel.
Si la confiance part au galop et revient au pas, elle gagne du terrain envers le port sudiste avec un schéma de fiabilité retrouvée. «Depuis trois ans, nous n’avons pas connu de grève». Pour les conteneurs, le trafic fluvial Fos-Lyon a été multiplié par quatre en dix ans. De 80.000 EVP en 2013, il devrait enregistrer une croissance à deux chiffres en 2014. «C’est une vraie réussite». Ce report fluvial massifié est un report modal durable des chargeurs qui illustre la confiance retrouvée de ces derniers dans leur port de proximité».
«Notre rôle est d’être un facilitateur et de mettre en place des équipements et des structures qui permettent aux chargeurs de trouver des solutions presque sur mesure à leurs besoins de transport et de logistique. On ne traite pas les conteneurs comme les vracs liquides ou solides».
À propos des Terminal Handling Charges (THC) qui sont une problématique générale en France, le ministère des Transports a lancé des tables rondes qui ont débouché le 13 octobre sur la constitution de groupes de travail chargés de travailler sur le fret fluvial. Ce surcoût de manutention figure parmi les thèmes examinés par ces groupes dont les premières restitutions seront déposées au printemps 2015.
Le GPMM veut capitaliser sur ses performances et accentuer sa présence et ses résultats en Rhône-Alpes, deuxième région économique, industrielle et de sous-traitance de France. Hormis l’axe conteneur à encourager et poursuivre, le domaine de la chimie et des marchandises dangereuses compose un champ d’améliorations possibles grâce, par exemple, à la dématérialisation et à une information ciblée pour accentuer, dans le respect des réglementations, la fluidité de traitement de ce fret particulier.

Annick Béroud

Lundi 17 Novembre 2014



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