Mise sous séquestre d'un chantier naval de Fincantieri



Le chantier naval Fincantieri de Monfalcone en Frioul-Vénétie © Fincantieri
Le chantier naval Fincantieri de Monfalcone en Frioul-Vénétie © Fincantieri
Un vaste site du constructeur naval italien Fincantieri a été mis partiellement sous séquestre par la justice dans le cadre d'une enquête sur la gestion de déchets, interrompant son activité et suscitant de vives réactions en Italie mercredi 1er juillet. Le chantier naval de Monfalcone en Frioul-Vénétie a vu son activité interrompue suite à la mise sous séquestre "préventive" de certaines parties du site par une unité de carabiniers en charge de la protection de l'environnement, a annoncé le groupe mardi 30 juin. Fincantieri a précisé vouloir "prendre en urgence toutes les mesures judiciaires opportunes pour obtenir la révocation de cette mesure". Cette interruption d'activité forcée, qui affecterait quelque 5.000 salariés, est qualifiée par le groupe de "particulièrement pesante en raison des dégâts qu'elle pourrait provoquer dans la durée". Fincantieri déplore de devoir ainsi "suspendre l'activité de tout le personnel impliqué dans le cycle productif du chantier de Monfalcone". Selon l'agence de presse Agi, sept personnes, dont l'ancien directeur du site, font l'objet d'une enquête, soupçonnées de "gestion non autorisée de déchets". La ministre du Développement économique, Federica Guidi, a convoqué mercredi 1er juillet une réunion consacrée à ce dossier. Le ministre de la Justice, Andrea Orlando, devait pour sa part s'exprimer sur le même thème dans l'après-midi dans le cadre des questions au Parlement. Fincantieri a reçu le soutien du président du mouvement patronal Confindustria, Giorgio Squinzi, qui a comparé son cas à celui de l'usine sidérurgique controversée Ilva, elle aussi dans le collimateur de la justice pour des soupçons de pollution dans le Sud du pays : "C'est un autre cas Ilva, un cas au vu duquel il semble qu'on ne veut pas laisser les entreprises opérer dans ce pays", a-t-il déploré. Les syndicats ont également appelé à la réouverture du site, qui joue un grand rôle dans l'économie locale.

AFP

Jeudi 2 Juillet 2015



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