NVOCC, un métier d'avenir...


Alors que la crise s'est de nouveau abattue sur le secteur de la ligne régulière, certains Non Vessel Operating Common Carriers (NVOCC) peuvent s'interroger sur la manière d'échapper aux fluctuations du marché. Or, il semble que, s'ils mettent à disposition un offre de service suffisante et les outils logistiques nécessaires à la bonne gestion des flux, ils puissent se rassurer. Ecu Line témoigne...


© CMA CGM
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Une double expertise caractérise un Non Vessel Operating Common Carrier, mieux connu sous l’acronyme NVOCC : l’achat de capacités de transport maritime et le groupage. Sans navires mais transporteur maritime à part entière via l’émission de connaissements à son nom et sous sa responsabilité, il s’adresse aux transitaires et aux commissionnaires de transport en leur fournissant un service sur mesure pour les envois de petits lots.

«Groupeur et transporteur maritime»



«Tout l’art du NVOCC est de consolider un maximum de fret pour constituer des conteneurs LCL sur un réseau de lignes maritimes étendues. Nous intervenons en complément de nos clients mieux positionnés sur la gestion de conteneurs FCL», explique Christophe Couillard, directeur France Nord d’Ecu Line. «Un métier d’avenir», assure-t-il «au regard de l’évolution des supply chain qui favorisent les expéditions de petite quantité mais plus fréquentes et, de façon plus conjoncturelle, du ralentissement des échanges mondiaux». À condition toutefois de déployer une offre de services maritimes étoffée ainsi qu’une série d’outils fonctionnant en réseau tels qu'agences, surfaces de traitement des marchandises, services de transport terrestres et systèmes d’information. En croissance régulière, 2.250 lignes maritimes sont ainsi proposées par Ecu Line à la tête de 167 bureaux dans le monde gérés en propre et avec des partenaires à l’image d’Econocaribe aux Amériques.

Système d'information stratégique

Filiale du groupe indien Avashya, le NVOCC dont le siège est à Anvers développe une offre globale porte à porte. Sous-traités pour la plupart, «nos entrepôts ont une double fonction. Certains rayonnent sur un hinterland donné avec la gestion de flux à l’import comme à l’export, d’autres font du cross-dock. À l’image de Singapour, ces derniers réceptionnent les marchandises de différentes origines. Après dépotage, le fret est regroupé par destination puis réexpédié. Dans les deux cas, Ecu Line procède à un contrôle et fournit un suivi à chaque étape». Cette traçabilité consultable par ses clients est l’un des services disponibles sur le portail de l’entreprise avec la possibilité de générer des statistiques sur les expéditions effectuées, la facturation ou la cotation en ligne. «Compte tenu du nombre élevé d’envois gérés, les technologies d’information à la disposition de nos clients visent à simplifier et à automatiser au maximum les procédures dans un souci de gain de temps et de coûts».

Augmenter les envois directs

Avec Anvers pour hub, le réseau de transports terrestres assure des départs et des arrivées quotidiens sur ses différents sites logistiques européens. En France, l’entreprise en compte quatre situés au Havre, Paris (deux entrepôts) Lyon et Marseille. «En complément du réseau terrestre, Ecu Line développe les départs maritimes directs depuis Le Havre et Marseille qui consolide le fret avec le Maghreb. Aujourd’hui, 60 % de l’activité nationale est expédiée par ces deux ports et notre système d’information est interfacé à AP+». Europe de l’Est et Chine figurent parmi les priorités de développement du réseau du NVOCC avec le renforcement de ses outils informatiques et la croissance de son offre maritime «en recherchant un compromis entre le prix et le service proposé notamment au plan local en termes de flexibilité et de réactivité». Un enjeu stratégique confie le responsable à l’heure où le shipping s’apprête à vivre de profondes mutations pour ajuster ses capacités à la demande du marché.

Érick Demangeon

Jeudi 24 Novembre 2011





     

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