Nantes-Saint-Nazaire : revenir autour des 30 millions de tonnes d’ici 2020


Après un point bas anticipé en 2015, le projet stratégique du Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire prévoit une reprise des trafics. En 2020, ils s’élèveraient à 30 millions de tonnes au prix d’un investissement de 170 millions d’euros sur cinq ans, guidé par une ambition : accompagner la transition énergétique et écologique des activités portuaires.


Terminal multivrac à Montoir-de-Bretagne © GPMNSN
Terminal multivrac à Montoir-de-Bretagne © GPMNSN
Avec un trafic cumulé de près de 23 millions de tonnes à fin novembre, le port de Nantes-Saint-Nazaire anticipe un repli de ses volumes de l’ordre de 4,5 % cette année. À la lecture de son projet stratégique 2015-2020 adopté le 23 octobre dernier, l’exercice marquerait un point bas avant une reprise d’activité qui le repositionnerait autour des 30 millions de tonnes à horizon 2020. Fruit d’une concertation locale animée par le Grand Port maritime présidé par Francis Bertolotti et dirigé par Jean-Pierre Chalus, ce projet engage le port ligérien dans une transition énergétique et écologique. «Avec un socle d’énergie fossile représentant les deux tiers de son trafic total, Nantes-Saint-Nazaire n’entend pas mener une stratégie de rupture. Il inscrit au contraire sa démarche dans la transition, conscient des enjeux et des évolutions industrielles en cours», met en avant le GPM. Illustré par les investissements menés par la raffinerie Total à Donges et la centrale thermique EDF de Cordemais pour réduire leur impact environnemental, ce cap s’appuie en parallèle sur le développement des énergies marines renouvelables porté par Alstom et STX notamment.

Diversifier les dessertes terrestres

Décliné en 28 actions, le projet stratégique 2015-2020 s’articule autour de trois axes principaux : «Être au cœur des filières actuelles et émergentes, garantir la performance de l’outil industriel portuaire», et «conduire une politique partagée de développement durable des espaces portuaires estuariens». Le premier cible les enjeux de veille économique, de prospection commerciale et de développement des trafics soutenu par l’accueil de nouvelles capacités logistiques et industrielles.

"Un trafic 2015 de l’ordre de 25 millions de tonnes"


L’aménagement d’une zone logistique à Cheviré, la restructuration des sites nazairiens ou l’implantation d’un pôle froid et d’un guichet unique d’inspection frontalière à proximité des terminaux à conteneurs et roulier de Montoir sont quelques-unes des actions programmées dans ce cadre.
L’organisation et la compétitivité du passage portuaire, les accès nautiques et terrestres sont au cœur du deuxième axe. Il s’appuie notamment sur la diversification des dessertes portuaires privilégiant les modes fluviaux et ferroviaires ainsi que les approches multimodales. À ce titre, le projet stratégique reprend les pistes en faveur du rail élaborées par un groupe de travail unissant le GPM et les acteurs de la place portuaire ligérienne. Leur périmètre couvre la tarification, la densification des services et des embranchements particuliers, et les conditions d’accès au réseau ferré national ainsi qu’aux corridors ferroviaires européens. Un enjeu de taille sachant qu’en 2014 sur un trafic de pré et post-acheminement de 17,3 millions de tonnes, la part modale du rail s’élevait à 3 % contre 69 % pour la route, 21 % pour les oléoducs et gazoducs, et 7 % pour la voie d’eau.

Vers un nouveau modèle économique

Pour soutenir cette transition, le GPM prévoit un investissement sur la durée du projet stratégique de 170 millions d’euros dont un tiers financé par le biais du Contrat de plan État-Région 2015-2020. En parallèle, l’autorité portuaire a engagé une réflexion sur l’évolution de son modèle économique. Actuellement, son chiffre d’affaires est composé aux deux tiers de droits de port et d’un tiers de recettes domaniales. «Il est envisagé de renforcer progressivement ces dernières, à l’image des ports du Nord de l’Europe où les revenus issus du domaine sont supérieurs à ceux des trafics», explique-t-elle. 

Érick Demangeon

Vendredi 18 Décembre 2015



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