Nice-Côte d'Azur : le cahier des charges en cours de finalisation


Le cahier des charges en vue de la privatisation de l'aéroport de Nice est en voie de finalisation et pourrait être publié dès la semaine prochaine après d'ultimes clarifications entre l'État et les actionnaires minoritaires.


L'État veut vendre les 60 % qu'il détient de l'aéroport de Nice © Nice-Côte d'Azur
L'État veut vendre les 60 % qu'il détient de l'aéroport de Nice © Nice-Côte d'Azur
Le cahier des charges pour la privatisation de l'aéroport de Nice est en cours de finalisation, a-t-on appris mardi 1er mars de sources concordantes. "Toute la tonalité est favorable et on essaie de clarifier les derniers points", a indiqué une source proche du ministre de l'Économie à l'issue d'une réunion de travail entre Emmanuel Macron et les responsables des collectivités territoriales.

Troisième mouture dans les 48 heures

La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) possède 25 % du capital de la société gestionnaire de l'aéroport de Nice et les collectivités locales 15 % (répartis entre région, département et métropole). L'État, qui veut vendre les 60 % qu'il détient, avait déjà transmis une première version du cahier des charges mi-janvier, puis une deuxième vendredi 26 février. Une troisième mouture doit maintenant être soumise aux actionnaires minoritaires dans les quarante-huit heures en vue d'une "publication du cahier des charges en début de semaine prochaine" et "une prise de décision" concernant le choix de l'acquéreur "après concertation des collectivités fin juillet", selon la même source.

"Ne pas faire de cette destination un hub de transit"


"Si tout n'était pas satisfaisant, il est évident que je demanderais que la discussion puisse se poursuivre" au-delà de la semaine prochaine, a indiqué Christian Estrosi, président (LR) de la région Paca et président de la métropole de Nice. Le représentant du Conseil départemental des Alpes-Maritimes n'a de son côté pas exclu la possibilité de céder ses parts à l'occasion de l'arrivée d'un nouvel actionnaire majoritaire, selon des participants à la réunion. Son président, Éric Ciotti (LR), a fait savoir par l'intermédiaire de son directeur de cabinet, Philippe Bailbe, qu'il ne s'était "pas prononcé sur cette question au cours de la réunion".
Parmi les points à clarifier dans le cahier des charges, les collectivités locales et la CCI ont demandé mardi 1er mars de disposer d'une minorité de blocage au sein du conseil de surveillance de la future société aéroportuaire. Elles réclament également qu'un avenant au contrat de plan État-Région permette une réaffectation d'une partie des dividendes recueillis par l'État. "On évalue la vente des 60 % entre 900 millions et 1,1 milliard. Je souhaite qu'il y ait au moins 10 % qui puisse nous être réaffecté dans un avenant au contrat de plan" pour contribuer au développement des infrastructures de transports dans la région, a indiqué Christian Estrosi ajoutant que "cela nécessitera un arbitrage de Matignon dans les quarante-huit heures".
Les actionnaires minoritaires souhaitent par ailleurs la mise en place d'un comité de suivi, le respect par l'acquéreur des engagements déjà pris sur un certain nombre d'investissements, le maintien du siège social à Nice et que l'"inaliénabilité" - la période pendant laquelle le repreneur ne pourra pas céder ses parts - soit portée à une durée supérieure aux cinq ans prévus.
Selon Christian Estrosi, le futur repreneur devra aussi se voir "imposé de ne pas faire de notre destination un hub de transit". Le maire de Nice a précisé avoir déjà été "contacté par de très nombreux candidats". "Je n'en citerai qu'un pour lequel pour moi c'est un veto pur et simple, c'est ADP" (Aéroports de Paris), a-t-il déclaré accusant la société gestionnaire des aéroports parisiens de faire "peser sur la France  une espèce de chape de plomb pour nous empêcher d'avoir des lignes directes dans nos aéroports".
Mercredi 2 mars, Emmanuel Macron doit rencontrer les actionnaires minoritaires de l'aéroport de Lyon - dont l'État détient également 60 % - pour lequel une procédure identique est en cours.

AFP

Mercredi 2 Mars 2016



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