Objectif CO2 : avec la charte et le label, les transporteurs s’engagent pleinement


Lancée en 2008, la charte Objectif CO2 de l’Ademe a été complétée en mai 2016 par un label qui parachève ce programme d’engagements volontaires, verts et vertueux, de réduction des émissions de CO2. Une récente réunion organisée à la CCIR Auvergne-Rhône-Alpes a permis de faire un point sur ce sujet complété par une table ronde sur le GNV.


© CERDD
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La charte Objectif CO2, complétée par un label, est "enfin un outil qui nous permet de communiquer positivement avec nos clients et le grand public", a lancé Éric Thevenet, directeur général de la société éponyme, suite à la réunion à la CCIR Auvergne-Rhône-Alpes. C’est via les contacts entretenus avec son groupement Astre et ses homologues déjà impliqués dans la démarche que ce transporteur de l’Allier est entré dans la boucle de la charte puis du label. "Le tarif n’est plus le premier point d’entrée mais vient après l’intérêt pour la performance environnementale", indique-t-il avec cette observation qui tranche avec le discours habituel sur l’unique préoccupation tarifaire. Cette société est en cours de certification Iso 14001.
"Plus vite on est signataires de la charte et labellisés et plus vite on creuse la différence par rapport à nos concurrents", complète-t-il. Encore faut-il bien communiquer pour faire connaître cet atout ! Éric Thévenet a remarqué que certains chargeurs ignorent encore la démarche Objectif CO2. Il propose que des actions d’information soient lancées ou accentuées par l’Ademe, l’Aslog, le Club Demeter et d’autres réseaux pour appuyer la connaissance et l’intérêt de ce dispositif.
Au total, actuellement on recense 1.300 entreprises signataire de la charte ce qui représenterait 25 % du parc de véhicules roulants.

"Plus vite on est signataires, plus vite on creuse la différence avec nos concurrents"


Dans le cadre de la charte, l’entreprise de transport s’engage pour une période de trois ans, renouvelable, à atteindre un objectif global de réduction des émissions de CO2 basé sur un plan d’actions, élaboré après une auto-évaluation et un diagnostic, incluant au moins une action dans quatre domaines : le véhicule, le carburant, le conducteur et l’organisation des flux. Ce dispositif est accompagné gratuitement par l’AFT, l’Ademe et soutenu par la Dreal et les organisations professionnelles. Il est ouvert aux entreprises de transport pour compte propre et compte d’autrui. Il permet de réaliser des économies et de souder les équipes en interne autour d’un projet fédérateur. Le label est un dispositif payant mais qui reste cependant largement subventionné.
Attention de veiller cependant à ce que l’Objectif CO2 ne soit pas l’arbre qui cacherait la forêt avec, par exemple, certains grands groupes dont l’essentiel de l’activité est de sous-traiter de l’activité à des pavillons low-cost loin des préoccupations environnementales et qui casseraient ainsi une chaîne vertueuse de transport.
Avec la signature de la charte CO2 par Marc Rako de la société des Autocars STI Allier, on compte 150 entreprises de transports de marchandises et de voyageurs signataires de la charte en Auvergne-Rhône-Alpes et six entreprises labellisées (Transports Ducarroz, Sotradel, Montbrisonnais SARL, Thevenet SAS, XPO logistics Europe et le groupe Charles André).
Alain Chaput, chargé de mission Programme Objectif CO2, a évoqué la question des Certificats d’économie d’énergie, un dispositif complexe, propre à la France, qui impose aux "obligés", les fournisseurs d’énergie comme Total, GRDF, S24, EDF..., de récupérer auprès de leurs clients un certain nombre de CEE sous peine d’une pénalité de 2 centimes d’euros/kwh cumac-cumulé-actualisé.
La transition était faite avec la seconde table ronde consacrée au gaz naturel véhicules (GNV). Qualité de l’air, réchauffement climatique, indépendance énergétique, beaucoup d’éléments concourent à la réflexion (et à l’action) sur les énergies alternatives au gasoil qui a cependant encore de beaux jours devant lui selon le principe de base qu’il faut adapter l’usage au véhicule : longue distance, distribution urbaine, géographie… La nouvelle politique de l’UE établit un réseau transeuropéen de transport basé sur six corridors qui seront à terme jalonnés par des stations multi-énergies propres.

Annick Béroud

Lundi 6 Mars 2017



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