Pas de véritable solution en vue pour Petroplus


Les espoirs de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne s'amenuisent alors que le délai fixé par la justice pour le dépôt des offres est sur le point d'expirer.


© Eric Houri
© Eric Houri
Le délai pour les offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) s'achève mardi 5 février, sans que s'impose une candidature solide comme l'espèrent les syndicats et les 470 employés. L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie, qui a appelé à un grand rassemblement mardi midi devant le site pétrolier rouennais, devait être reçue lundi soir à Matignon. Sollicités, les services du Premier ministre n'ont pas souhaité faire de commentaire, le ministère du Redressement productif affichant lui "la mobilisation" du gouvernement pour trouver une solution. François Hollande, qui s'est rendu début janvier à Petit-Couronne un an après une visite lors de la campagne présidentielle, y a dit que l'État ferait son "devoir" mais ne pourrait être le repreneur.

Pistes évanouies

Selon les syndicats, trois parties restaient intéressées le mois dernier : la société NetOil basée à Dubaï contrôlée par l'homme d'affaires libano-américain Roger Tamraz, l'irakien Jabs Gulf Energy Ltd et l'iranien Tadbir Energy Development Group. NetOil, qui avance un plan d'investissement de 468 millions de dollars avec à ses côtés des poids lourds comme l'industriel sud-coréen Hyundai Heavy Industries et le géant pétrolier britannique BP, a confirmé qu'elle allait déposer une offre "complète". De source proche du dossier, l'offre de NetOil est néanmoins loin du compte. La piste iranienne quant à elle est compliquée par les sanctions pétrolières en vigueur contre le régime islamique, selon plusieurs sources.
Restent des pistes avec le pétrole irakien, ou encore du côté de la Libye, dont le fonds souverain avait émis des marques d'intérêt. Shell, que les syndicats de la raffinerie espéraient voir participer à une réunion avec l'État, ne devrait pas être représenté lundi. Exploitant historique du site, il avait cédé la raffinerie au suisse Petroplus en 2007 et les syndicats le renvoient à sa responsabilité d'ancien propriétaire.
Marc Preel

AFP

Lundi 4 Février 2013





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