Petroplus Petit-Couronne a déposé le bilan


La raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne a déposé son bilan et s'est placée en cessation de paiement. Les syndicats espèrent toujours, avec l'aide du gouvernement français, qu'une solution de reprise se présentera rapidement.


© ERIC HOURI
© ERIC HOURI
Quelques heures après l'annonce de Petroplus d'une probable faillite faute d'un accord avec ses banques, sa filiale française de Petit-Couronne a déposé son bilan. La raffinerie rouennaise s'est placée en cessation de paiement "pour protéger la société après l'annonce de l'insolvabilité de la maison-mère". Des représentants des 550 employés de la raffinerie française ont été reçus en fin de journée par le ministre de l'Industrie Éric Besson.
Le dépôt de bilan permettra de payer les salaires de janvier et d'empêcher la saisie des actifs à Petit-Couronne, a souligné le ministre. Pour lui, l'objectif du gouvernement reste une reprise d'activité, pour laquelle "différents candidats" ont été reçus. "Un administrateur judiciaire et un mandataire vont être nommés et c'est désormais sous l'égide du tribunal qu'on va chercher des liquidités et explorer les pistes pour une possible reprise", selon la direction.

Reprise rapide espérée

La raffinerie de Petit-Couronne, qui compte 550 salariés, est à l'arrêt depuis début janvier. La mise en vente du site normand a été annoncée le 20 janvier, le syndicats espérant qu'une solution de reprise se dégagera rapidement. La direction a annoncé mardi être en mesure de garantir le paiement des salaires de janvier : "L'assurance de garantie des salaires a été activée, il y a une garantie pour les salaires du mois de janvier, la suite dépendra du tribunal". Les salariés de Petit-Couronne bloquent depuis le début de la crise les derniers produits finis fabriqués sur le site.
L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC a souhaite désormais voir "redémarrer l'activité le plus rapidement possible". "Nous comptons sur le gouvernement pour permettre de finaliser une reprise de la raffinerie, qui reste la base de toute une industrie en France", a déclaré le représentant syndical Laurent Patinier. Avant la réunion, l'intersyndicale avait mis en garde contre la colère des salariés si la situation n'était pas débloquée rapidement. Les syndicats évaluent à 200 millions d'euros la valeur des stocks qu'ils retiennent.

André Lehmann

Mercredi 25 Janvier 2012





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