Plan de prévention contesté au port de Strasbourg


La mairie de Strasbourg exprime ses "plus expresses réserves" sur le PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) en cours d’adoption. L’État estime avoir trouvé le meilleur compromis possible entre protection des populations et maintien/développement d’activités.


© PAS
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Soumis à enquête publique en février prochain en vue de son approbation au printemps, le projet de PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) du port aux pétroles de Strasbourg alimente les débats. Il suscite des contestations des riverains, mais plus notablement aussi de la ville et de la Communauté urbaine. Leurs conseils délibératifs respectifs ont exprimé leurs "plus expresses réserves" sur le texte.

Fermeture du quai Jacoutot

Le principal point de friction concerne la fermeture à la circulation du quai Jacoutot, liaison vers des zones de loisirs. La collectivité craint aussi "une restriction au développement des entreprises". À trop vouloir manier le principe de précaution, on peut devenir contre-productif et figer trop les choses, dit-elle en substance. "La fermeture du quai Jacoutot nous paraît disproportionnée. Quant aux entreprises, elles ne pourront que difficilement étendre leurs activités si elles le souhaitent, au risque de devoir se déplacer ailleurs", estime Françoise Buffet, adjointe à l’environnement.

"Le projet de PPRT du port aux pétroles alimente les débats"


L’État, par l’intermédiaire de la Dreal Alsace, se défend point par point. Le quai Jacoutot est trop proche des sept installations classées Seveso seuil haut situées dans le périmètre du PPRT (dont cinq entreprises de stockage) pour envisager autre chose que sa fermeture à la circulation. L’alternative de protections (murs, barrières, merlons) ne s’avère pas efficace. "Une étude indépendante avait conclu que la seule vraie solution consiste à augmenter la sécurité au niveau des appontements des entreprises, ce que le PPRT prévoit par toute une série de mesures", rappelle Caroline Teyssier, chef du pôle risques accidentels.
Quant aux entreprises "Seveso", le PPRT les place certes dans la "zone grise" la plus restrictive, mais cette réglementation qui oblige à ne pas aggraver les phénomènes dangereux ne fige pas l’activité, explique la Dreal. Enfin, les habitations riveraines soumises à des travaux de renforcement sont passées de 130 à 11 entre les deux projets successifs de PPRT et ces travaux ont diminué d’ampleur, ajoutent les représentants de l’État.

Christian Robischon

Lundi 14 Janvier 2013





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