Première traversée Toulon-Bastia pour le «Corse»


Le «Corse», le navire de la SNCM débloqué mardi 14 février au soir par les forces de l'ordre après avoir été maintenu à quai à Marseille depuis trois semaines par des grévistes de la CGT, effectuera vendredi 17 février à 20 heures sa première traversée Toulon-Bastia.


© Franck ANDRÉ
© Franck ANDRÉ
Le «Corse» effectuera sa première traversée Toulon-Bastia vendredi 17 février, a indiqué mercredi 15 février un porte-parole de la direction de la SNCM. Cette traversée sera la première de la nouvelle ligne Toulon-Bastia au cœur du conflit qui opposait une vingtaine de grévistes à la direction de la SNCM et s'est soldé mardi 14 février au soir par l'évacuation du navire par les forces de l'ordre. La compagnie considérait la grève comme illicite estimant que ces marins ne faisaient pas régulièrement partie de l'équipage.
La CGT, qui assurait que la grève était légale, affirme que l'ouverture d'une liaison entre Toulon et la Corse a "pour but de faire le jeu de «Corsica Ferries» en défendant le maintien des subventions qui lui sont attribuées au titre des fameuses aides dites sociales, tout en réduisant le périmètre du service public".

"Le droit de grève n'emporte pas celui de disposer des biens de l'employeur"


Mardi 14 février, une nouvelle ordonnance du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille a intimé aux marins grévistes de lever le blocage, faisant peser la menace d'une astreinte d'heure à heure et évoquant le possible recours à la force publique en cas de maintien du mouvement. Dans cette ordonnance, le TGI indiquait "que le droit de grève n'emporte pas celui de disposer des biens de l'employeur" et considérait que l"occupation pérenne du «Corse» (...) par des marins grévistes ou des salariés étrangers à la liste d'équipage, qui a pour conséquence de rendre impossible l'appareillage du navire dans le cadre de l'exploitation commerciale de celui-ci, est constitutive d'un trouble manifestement illicite".

Intervention du GIPN et des CRS

Dans la soirée, quelque 150 fonctionnaires de police (GIPN et CRS) sont intervenus pour débloquer le navire qui a appareillé vers 23 h 50 pour Toulon. L'intervention s'est passé "dans le calme et sans incident", selon la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontement, les grévistes ont été évacués par la force, on a eu droit à un traitement de faveur avec le GIPN", a affirmé le représentant de la CGT, Frédéric Alpozzo, ajoutant "après SeaFrance le gouvernement a la volonté d'en finir avec la SNCM". Selon un représentant de la compagnie maritime, 400 policiers ont été requis pour cette intervention sur le port de Marseille.
M. Alpozzo a fait part de l'intention de son syndicat de s'entretenir avec les élus corses de cette nouvelle liaison qui signe, selon lui, la mise à mal "de la continuité territoriale" entre l'île de Beauté et le continent. "On va informer l'ensemble des salariés de la flotte et on décidera de la suite à donner au mouvement", a également indiqué M. Alpozzo après l'intervention de la police.
De son côté, la SNCM s'était félicitée au prononcé du jugement que "le tribunal confirme pour la troisième fois le blocage illégal du «Corse»". La compagnie indiquait en outre que dix-sept salariés avaient été convoqués ou reçus pour avoir "participé à un arrêt de travail jugé illicite du 23 au 25 janvier et/ou une action d'entrave constatée le 24 janvier. Elle soulignait aussi que des procédures allaient être engagées contre deux représentants syndicaux". Les intéressés ont confirmé que des procédures pour "fautes lourdes" étaient lancées à leur encontre.

AFP

Mercredi 15 Février 2012


Tags : maritime, sncm



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