Protocole d'accord pour la création d'une compagnie maritime corse


La Collectivité territoriale de Corse a présenté à Ajaccio un protocole d'accord sur la création d'ici à l'été d'une compagnie maritime insulaire.


Le "Stena Carrier", roulier de Corsica Linea, nouvelle compagnie corse et concurrent fret de l'ex-SNCM et de La Méridionale © Franck André
Le "Stena Carrier", roulier de Corsica Linea, nouvelle compagnie corse et concurrent fret de l'ex-SNCM et de La Méridionale © Franck André
Selon le protocole présenté par la Collectivité territoriale de Corse (CTC), l'objectif est "la mise en œuvre opérationnelle d'une compagnie maritime corse (...) autour d'un partenariat public-privé dans un cadre juridique assurant la prise en compte de l'intérêt général dont la CTC est la garante".
Deux compagnies, Corsica Linea et La Méridionale, dont le siège est à Marseille, ont déjà signé ce protocole, de même que le Syndicat des travailleurs corses et la CFDT de Corse, selon la CTC.
Corsica Linea, créée par un consortium d'entrepreneurs corses, Corsica Maritima, associé à l'armateur Daniel Berrebi, a débuté son activité en janvier avec un navire roulier battant pavillon danois, le "Stena Carrier". Celui-ci a été bloqué plusieurs jours en rade de Marseille par des grévistes de l'ex-SNCM, reprise par le groupe corse Rocca et devenue depuis Maritima Ferries. Cette dernière a affirmé ne pas avoir été contactée. "Elle le sera dans les prochains jours", a déclaré le président de l'exécutif de la CTC, Gilles Simeoni.
De son côté, La Méridionale a indiqué avoir "répondu favorablement" à la CTC pour "participer à un groupe de réflexion et de travail relatif à la création d’une compagnie maritime corse". Mais elle a tenu à préciser qu'elle n'est "pas engagée par le communiqué de presse de la CTC dans l’ensemble de ses composantes". L'armateur marseillais a ajouté qu'il apporterait "son expérience et toute son expertise de transporteur de fret et de passagers" pour "œuvrer à une plus grande efficacité des moyens de transport pour la Corse et tout en conservant son indépendance de gestion et de management."

Un pavillon corse ?

Le cadre juridique présenté par la CTC privilégie l'option de la société d'économie mixte locale dans laquelle la CTC détiendrait au moins 51 % du capital. Gilles Simeoni et le président de l'Office des transports de la Corse (OTC), Jean-Félix Acquaviva, ont souligné que les discussions se poursuivraient notamment avec Maritima Ferries et l'intersyndicale des marins marseillais des compagnies délégataires du service public (DSP), La Méridionale et Maritima Ferries.
Les signataires du protocole ont annoncé "un calendrier resserré de réunions de travail (...) élargies à tous les acteurs sociaux et économiques validant" ce projet. La gouvernance entrepreneuriale opérationnelle devrait respecter "le droit de contrôle et la participation au débat stratégique de la CTC" et le siège de la compagnie serait en Corse.

"La CTC a vocation à "être propriétaire exclusif des navires"


Les signataires du protocole se sont accordés sur la mise en œuvre du pavillon français premier registre, comme à la SNCM et à La Méridionale. "La mise en œuvre d'un pavillon corse, comme la loi le permet, sera mise à l'étude", ont-ils ajouté évoquant notamment le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon et des îles Kerguelen.
Préalablement à la société mixte d'exploitation sera créée une société mixte d'investissement, la CTC ayant vocation à "être propriétaire exclusif des navires".
Leader sur le marché passagers, la compagnie Corsica Ferries, dont les navires battent pavillon italien, a été contactée mais ne répond pas au critère du pavillon français de premier registre requis.

Trois mois pour fixer les critères de faisabilité

Gilles Simeoni, Jean-Félix Acquaviva et le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni ont précisé que les réunions des trois prochains mois permettront d'arrêter les modalités de la faisabilité de la création de la nouvelle compagnie.
Cette création est une ancienne revendication des nationalistes au pouvoir en Corse depuis leur victoire aux élections territoriales de décembre 2015.
Jean-Félix Acquaviva Acquaviva a précisé que des pourparlers se dérouleraient le 4 février à Bruxelles avec les instances européennes sur la "sécurisation juridique" du projet, "l'objectif étant d'aboutir d'ici l'été prochain".

AFP

Mardi 26 Janvier 2016



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