Régions et usagers refusent de payer la dette de RFF


Régions et usagers des transports se sont montrés hostiles aux propositions de la SNCF de leur faire prendre part à l'effort de désendettement du rail.


© RFF
© RFF
C'est une proposition "absolument inacceptable". Ainsi a réagi Jacques Auxiette, le président de la commission Transports de l'Association des régions de France (ARF), à la proposition de la SNCF de faire participer les Régions à la dette de RFF. "La proposition de la SNCF reviendrait à taxer les Régions pour éponger la dette liée à la construction des LGV alors même que nous manquons déjà de moyens pour financer les développements d'offres et les investissements nécessaires pour faire face à l'augmentation de la fréquentation", souligne le président des Pays-de-la-Loire.

D'autres sources d'économies

La SNCF vient d'annoncer que sa santé financière recouvrée lui permettait de reprendre à son compte une partie de la dette du propriétaire du réseau ferré RFF, qui s'élève à 30 milliards d'euros. Dans son schéma, le reste de l'effort de désendettement serait fourni par les Autorités organisatrices des transports (régions), les usagers et "la collectivité nationale", ce qui supposerait donc une hausse de la fiscalité et du prix des billets de TER.
Tout aussi critique sur les propositions de la SNCF, la principale fédération d'usagers des transports (Fnaut) considère qu'il y a "mieux à faire" que d'augmenter le prix du billet du TER pour résorber la dette du rail. Elle estime notamment que des économies sont réalisables sur des "projets d'infrastructures inutiles". Parmi les "sources de gaspillages", l'organisation pointe les projets d'autoroute A45 entre Lyon et Saint-Étienne, estimé "à plus de 1 milliard d'euros", de liaison autoroutière entre Saint-Denis de La Réunion et La Possession (2 milliards) ou encore le Canal Seine-Nord "autour de 5 milliards". "Les gisements sont énormes", martèle son président Jean Sivardière. Autre piste d'économies, selon la Fnaut, l'ouverture à la concurrence via des délégations de service public, des lignes TER, qui sont aujourd'hui sous monopole de la SNCF.
Franck Iovène

Franck Iovene

Mercredi 26 Septembre 2012





Dans la même rubrique :
< >

     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers








Accès rapide
























 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse