Report de la concession de la CNR au-delà de 2023


Toutes sensibilités politiques confondues, plus de soixante-dix élus de l’ensemble de la vallée du Rhône sont engagés dans une démarche commune afin de défendre le modèle économique et industriel de la Compagnie nationale du Rhône dont la concession du fleuve Rhône arrivera à échéance en 2023. Ils veulent que cette concession soit prolongée de vingt ans.


© CNR
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Soixante-dix élus ont adressé une lettre au Premier ministre et à la ministre de l’Écologie, une initiative qui est intervenue juste avant la présentation en conseil des ministres du projet de loi relatif à la transition énergétique, avant sa discussion au Parlement. Ils comptent bien recourir au lobbying pour convaincre encore davantage sur le bien-fondé de leur entreprise visant à défendre "ce modèle industriel original et unique".

Création en 1933

"La CNR a une histoire forte. Elle a fait ses preuves depuis sa création en 1933 avec, entre autres, ses dix-neuf barrages qui jalonnent le Rhône, de Génissiat en 1948 à Sault-Brenaz en 1986. Aujourd’hui, la région Rhône-Alpes est la première région hydraulique et nucléaire d’Europe", rappelle Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes et vice-président du conseil de surveillance de la CNR. Il demande au gouvernement que la loi sur la transition énergétique (qui ne prenait même pas en compte à l’origine l’énergie hydraulique, énergie renouvelable, avant l’intervention des Rhônalpins) permette le report à 2040 du terme de la concession du Rhône accordée à la CNR jusqu’en 2023. Les élus se basent sur une méthode du barycentre qui prend en compte une durée de 75 ans à partir de la date moyenne de mise en service des ouvrages hydrauliques. Ainsi, la CNR aurait le temps pour poursuivre "légitimement et sereinement" le développement des énergies renouvelables, du transport, fluvial et pour mener à bien divers projets structurants pour l’avenir de Sud-Est (barrage de Conflans, petites centrales…).

"La CNR reverse 400 millions à l’État chaque année"


"D’ailleurs, pour l’État, la CNR est une fort bonne affaire puisqu’elle génère une «rente du Rhône» qui, avec 24 % de son chiffre d’affaires et l’impôt sur les sociétés, reverse 400 millions à l’État chaque année", relève Jean-Jack Queyranne.
L’Union européenne et la Cour des comptes posent la question de la mise en compétition de la gestion des ouvrages. L’objectif de l’action actuellement menée par les élus est de préserver l’unicité de l’organisation et une approche globale par vallée afin d’éviter que les appels d’offres ne soient lancés tranche après tranche.
"Les élus régionaux sont attachés à la CNR, c’est une entreprise atypique, spécialiste de l’énergie hydraulique et également généraliste qui apporte avec l’irrigation des terres agricoles, la navigabilité, les zones industrialo-portuaires, la production d’énergie une forte contribution au développement économique et touristique des régions", a relevé Christian Monteil, président du Conseil général de Haute-Savoie et administrateur de la CNR. "La CNR doit figurer dans la loi comme le modèle qui doit l’inspirer".
Le capital de la CNR, SA d’intérêt général "mais en fait une SEM", selon Jean-Jack Queyranne, est détenu à 33,2 % par la Caisse des dépôts et consignations et pour 16,83 % par 144
collectivités locales, dont 1 % pour la région Rhône-Alpes, et par le GPMM. Enfin, le groupe GDF Suez en détient 49, 97 %, "un fil rouge au-delà duquel on pourrait mettre la société en péril", selon Christian Monteil.

Annick Béroud

Vendredi 20 Juin 2014



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