SNCM : Baja Ferries veut reprendre toutes les lignes



© Franck André
© Franck André
Le patron de la société américaine Baja Ferries, candidate à la reprise de la SNCM placée en redressement judiciaire, a assuré jeudi 18 décembre vouloir reprendre l'intégralité de ses lignes et pouvoir ainsi sauver 800 des quelque 1.500 emplois en CDI de la compagnie. "Je ne comprends pas comment on peut parler de démantèlement quand justement une offre comme la nôtre va permettre de faire une offre pour les quatre lignes de la DSP et les lignes du Maghreb", a déclaré Daniel Berrebi. "On va pouvoir faire une offre pour un projet nouveau qui va sauver 800 emplois et qui va permettre de faire de Marseille à nouveau un fleuron du transport de ferries en Méditerranée", a-t-il poursuivi, se disant "intéressé uniquement par le tout" et non par des lots : "C'est la seule façon de faire repartir une excellente compagnie avec des cadres et des marins qui connaissent bien leur métier". "Je pense qu'il y aura plusieurs autres propositions le jour du dépôt des offres", a encore jugé Daniel Berrebi.
Mercredi 17 décembre, le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a annoncé que Bruxelles avait donné son feu vert au transfert "en plusieurs lots" de la délégation de service public dans le cadre de la reprise de la SNCM. Cette décision a ravivé à Marseille les craintes d'un démantèlement de la compagnie maritime, placée en redressement judiciaire le 28 novembre. L'autre enjeu du placement en redressement judiciaire de la compagnie est la possibilité de ne pas rembourser plusieurs centaines de millions d'euros d'aides indûment perçues selon les autorités européennes. Pour obtenir l'annulation de ces pénalités, l'État, actionnaire à 25 % de la compagnie maritime, a soutenu son placement en redressement judiciaire, provoqué début novembre par l'actionnaire majoritaire (à 66 %), Transdev, qui a exigé avec sa maison mère Veolia le remboursement de 117 millions d'euros de créances. Avant le dénouement des tractations entre Paris et Bruxelles, la direction de la SNCM évoquait "cinq ou six" repreneurs potentiels. Chroniquement déficitaire, la SNCM emploie environ 2.000 salariés, dont 1.500 en CDI, et fait vivre de nombreux sous-traitants sur le port de Marseille.

"Il n'y aura qu'un seul repreneur"

Le président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), Paul Giacobbi, a assuré jeudi 18 décembre à Ajaccio qu'"il n'y aurait qu'un seul repreneur" pour la SNCM, écartant l'idée d'une vente à a découpe de la compagnie maritime. "On oublie de dire que l'Union européenne indique qu'il n'y a pas d'inconvénient à ce qu'il n'y ait qu'un seul repreneur pour l'ensemble des lignes. C'est d'ailleurs ce qu'il va se passer", a déclaré Paul Giacobbi. Le président de la CTC, également député PRG de Haute-Corse, s'était rendu à Bruxelles mercredi 17 décembre pour s'entretenir de l'avenir des liaisons maritimes Corse-continent après le placement en redressement judiciaire, depuis le 28 novembre, de la SNCM. Il a ajouté que "la délégation de service public (DSP) était attribuée ligne par ligne" et que "l'appel d'offres au tribunal de commerce doit aussi se faire ligne par ligne". La Commission européenne a donné son accord pour que le transfert de la DSP se fasse "en plusieurs lots", selon le secrétaire d'État français aux Transports, Alain Vidalies. "C'est une étape importante" en vue d'une reprise de la compagnie, a estimé Alain Vidalies. Écartant "toute remise en cause du pavillon français", Paul Giacobbi a affirmé que c'était "absolument le contraire : la DSP est sous pavillon français de premier registre". Il a ajouté qu'il n'est en outre "absolument pas question de compagnie «low cost» sur la DSP", ni d'obligation de rembourser les sommes réclamées par Bruxelles au titre d'aides publiques jugées indues par les instances européennes. "La DSP sera transmise sans obligation de remboursement. C'est la condition pour qu'il y ait une reprise de la SNCM", a-t-il encore assuré. Paul Giacobbi a annoncé que l'Assemblée de Corse se prononcerait "probablement en février" sur la reprise de la SNCM.

AFP

Vendredi 19 Décembre 2014



Lu 270 fois



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 8 Décembre 2016 - 16:05 Le multimodal et le GNL récompensés par BP2S

Jeudi 8 Décembre 2016 - 15:42 L'ENSM vote un budget de transition


     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse