SNCM : Veolia ne veut pas de dépôt de bilan


Le PDG de Veolia Environnement, Antoine Frérot, a défendu lundi 3 mars le recours à "la protection du tribunal" de commerce de Marseille pour la compagnie maritime en difficulté SNCM, soulignant ne pas avoir défendu "le dépôt de bilan" la semaine dernière.


Le tribunal de commerce, cela ne veut pas dire le dépôt de bilan © SNCM
Le tribunal de commerce, cela ne veut pas dire le dépôt de bilan © SNCM
Antoine Frérot a assuré lundi 3 mars, sur l'antenne de BFM Business, ne vouloir "absolument pas" le dépôt de bilan, "je veux que la SNCM se mette sous la protection du tribunal de commerce". "Pour que la SNCM puisse vivre, il faut lui trouver un plan viable et pérenne. Aujourd'hui, l'entreprise n'est pas viable à cause des amendes de Bruxelles, de 440 millions d'euros, qui un jour ou l'autre seront exécutoires", a-t-il dit. "Pour que l'entreprise soit viable, il faut trouver une voie pour la mettre à l'abri de ces amendes de Bruxelles. Pour cela il n'y a pas trente-six solutions, en tous les cas celle que nous avons trouvée, c'est de la mettre sous la protection du tribunal de commerce", a défendu Antoine Frérot.
Jeudi 27 février, le patron de Veolia avait déjà demandé la mise sous "protection" au tribunal de la SNCM, précisant rapidement qu'il ne s'agissait pas d'une cessation des paiements et donc d'un "dépôt de bilan" comme certains l'avaient initialement compris.
"Le tribunal de commerce, cela ne veut pas dire le dépôt de bilan", a répété Antoine Frérot lundi 3 mars. "D'ailleurs généralement c'est l'inverse, quand on va au tribunal de Commerce c'est pour éviter le dépôt de bilan, pour se mettre sous la protection du tribunal afin de trouver une solution et utiliser le temps nécessaire", a-t-il plaidé.
Mais même la simple évocation d'un recours au tribunal de commerce - une décision qui n'appartient pas à Antoine Frérot - avait suscité la critique de l'état-major de la compagnie maritime Corse-Continent, détenue à 66 % par Transdev, la filiale commune de Veolia et de la Caisse des dépôts (CDC).
L'État, malgré la pression de Bruxelles, "a en effet déclaré qu'il n'entendait pas notifier ces demandes de remboursement à la SNCM et qu'il recherchait d'autres solutions juridiques", avait fait valoir la direction. "Il n'existe donc, à ce jour, aucune raison ni économique ni juridique, qui pourrait contraindre la direction de l'entreprise - seule compétente - à solliciter la protection du tribunal de commerce de Marseille pour déposer le bilan ou mettre en œuvre quelques procédures collectives que ce soit", selon la direction. Une piste évoquée par Antoine Frérot lundi est que le tribunal "trouve des solutions pour isoler la partie viable de l'entreprise, la mettre sous une autre raison sociale". "Tant qu'il n'y aura pas de solution pérenne, nous ne remettrons pas d'argent dans la SNCM", a-t-il rappelé. Le dossier de la compagnie de ferries aux quelque 2.600 employés a bloqué la sortie progressive de Transdev par Veolia. Dans le cadre de la prise de contrôle de la filiale de transport collectif par la CDC, le numéro un mondial de l'eau et des déchets devait initialement prendre en direct les 66 % du capital de la SNCM, mais y avait renoncé du fait des demandes de remboursement de Bruxelles.

Jean-Claude Gaudin s'étonne du silence du gouvernement

Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, s'est étonné vendredi 27 février du "silence du gouvernement" sur le dossier de la SNCM, l'appelant à "montrer sa détermination à sauver" la compagnie maritime, dont l'actionnaire indirect Veolia souhaite se débarrasser. "Après les déclarations surprenantes du président de Veolia prônant le dépôt de bilan de la SNCM, je m'étonne du silence du gouvernement. Il semble se résigner à accepter la suppression de 2.500 emplois auxquels s'ajoutant ceux des sous-traitants", déclare le premier édile, jugeant ces déclarations "très préjudiciables à l'économie marseillaise, aux activités portuaires et à la paix sociale, toujours très fragile sur le port". "Le gouvernement doit clarifier sa position et montrer sa détermination à sauver la SNCM. Il doit donc demander aux représentants de l'État, à ceux de Transdev, de voter pour la commande des nouveaux navires lors du prochain conseil de surveillance", prévu le 7 mars, ajoute Jean-Claude Gaudin, candidat à sa réélection.

AFP

Lundi 3 Mars 2014



Lu 71 fois



Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 15:01 Marseille-Lyon : un avenir en commun


     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse