STX France : les fédérations CGT FNTE et FTM s'alarment



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Réagissant à l'accord de principe donné par le secrétaire d'État à l'Industrie au groupe italien Fincantieri pour la reprise de STX France, les fédérations syndicales CGT FNTE et FTM s'interrogent sur "l'avenir de la filière navale française et européenne".
Elles estiment que l'opération n'était pas urgente et que d'autres solutions pouvaient se présenter. Elles soulignent que le chantier naval nazairien bénéficie de commandes jusqu'en 2026. "Il est actuellement en surcharge. Il a même refusé de répondre à l'appel d'offres pour Britanny Ferries d'un ferry de 185 mètres propulsé au GNL, une technologie que maîtrise (le site de) Saint-Nazaire", expliquent-elles.
Revenant sur le pacte actionnarial qui a été décidé, les syndicats condamnent : "Il donne la gouvernance à l'Italie et la France. L’État aura un droit de veto sur la nomination du DG et du président ainsi que sur l’arrêt d’une activité, la prise de participations, le transfert de propriété intellectuelle, la fermeture des bureaux d'études, la distribution des dividendes, le changement de nom et les commandes militaires". Aux yeux des leaders syndicaux, il s'agit d'un "pacte fratricide, qui va augmenter la précarité dans l'industrie navale en Europe".
"Cette mise en concurrence directe des travailleurs (...) est intolérable. Il y a du travail pour tout le monde et l'État doit empêcher l'inévitable dumping social qui se prépare", assènent-ils.
Et de livrer leur point de vue : "Dans l'industrie navale, la sous-traitance est structurelle et reste envisageable. Mais il est hors de question que les employeurs puissent agir dans l’unique sens de leurs intérêts financiers, sans tenir compte des spécificités des activités industrielles navales, civiles comme militaires et de l'avenir, des acquis, des conditions de travail des personnels et salariés (…)".
Pour les organisations syndicales, " l'État stratège doit jouer son rôle et ne pas laisser faire n'importe quoi". Les fédérations CGT FNTE et FTM réclament d'autres choix. "Ce n'est pas en mettant en concurrence les chantiers navals et les salariés, notamment avec ce pacte actionnarial, que la France va développer la filière navale", lancent-elles. Elles se disent convaincues que "l’État doit préempter et garder le chantier dans son giron le temps de trouver d'autres industriels moins concurrentiels".

Vincent Calabrèse

Jeudi 20 Avril 2017



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