Sealogis : Christophe Buisson défend une "amélioration de la fluidité" des marchandises


Christophe Buisson, directeur général du groupe Sealogis, livre son analyse sur la Région Normandie, où le groupe, toutes activités confondues, réalise 45 % de son chiffre d'affaires global et emploie 600 personnes.


Pour Christophe Buisson, Le Havre ne doit pas être qu'un spécialiste du conteneur © BT
Pour Christophe Buisson, Le Havre ne doit pas être qu'un spécialiste du conteneur © BT
Au Havre comme à Rouen, que ce soit dans le secteur de l'agence maritime ou du NVOCC, dans celui de la commission de transport international ou de la logistique, du transport routier ou de la manutention, le directeur général de Sealogis est sur son territoire. Christophe Buisson peut prétendre avoir une vision assez globale de l'activité.
Pour les deux ports maritimes de l'axe Seine, il continue de reconnaître "la complémentarité entre le Havre et Rouen" Selon lui, "Le Havre reste un grand port maritime mais il ne doit pas être qu'un spécialiste du conteneur", prévient-il. "Bien sûr, il faut savoir capitaliser sur les équipements dans lesquels il a investi pour pouvoir accueillir les porte-conteneurs de 18.000 à 20.000 EVP qui sont actuellement sur le marché".
Il reste en outre persuadé que les systèmes de "rendez-vous" initiés par l'Umep pour faciliter l'accueil des transporteurs routiers à l'entrée des terminaux de Port 2000 a permis d'accomplir des progrès. Mais, à ses yeux, il en reste d'autres à faire.
Quant au port de Rouen, le patron de Sealogis estime qu'il a su conserver "une expertise dans le vrac notamment (dans l'agroalimentaire), l'automobile et le conventionnel (colis lourds).

"Seine Nord Europe, une grande menace pour nous"

Sur le dossier controversé du canal Seine-Nord Europe, qui soulève des polémiques de la part des portuaires havrais, il explique : "Nous sommes dans la promotion des modes massifiés qui permettent de mieux rester connectés à la grande région Île-de-France et constituent une réponse au projet Seine-Nord Europe qui représente une grande menace pour nous. Il faut savoir contrer ce qui peut devenir un aspirateur pour le trafic généré par l'Île-de-France". Toujours en matière de transport fluvial, il table sur "une mutualisation des THC", espérant que cette requête aboutira.
Selon lui, l'initiative prise par le groupe marseillais Navitrans et le Grand Port maritime de la Rochelle visant à mettre en place une navette feeder entre le port rochelais et Le Havre est "une opportunité de développer les modes massifiés". À ses yeux, ce service sur la façade atlantique, qui sera lancé en novembre, générera une étude sur les modes de transport non massifiés et "leur remise à plat".
S'exprimant sur le processus d'autoliquidation de la TVA due à l'import, mesure mise en œuvre en début d'année par l'administration des douanes, il estime qu'il s'agit pour la France, au-delà de considérations d'ordre financier, d'une "première étape". Il se dit persuadé que "cette facilité douanière, très objectivement, est un atout concurrentiel vis-à-vis des ports du Nord qui permet d'améliorer la fluidité de la marchandise".
Dans les progrès qui restent à faire sur la place havraise, il regrette le constat d'échec dressé contre la plateforme multimodale. Il prône à cet égard "davantage d'échanges avec les acteurs" et souhaite "une démarche participative".
Sealogis est présent au Havre dans le secteur de la représentation des lignes maritimes et les NVOCC sous les marques Féron de Clebsattel, Burger Féron et TCC Logistics. Dans le transport terrestre, il est implanté dans le port normand sous le label Seatruck.
En matière de commission de transport international et de logistique, le groupe possède au Havre ses entités Challenge International et Transfer International (qui pilotent également les activités rouennaises) ainsi que XP Log. Il est également implanté à Rouen avec ses labels Féron de Clebsattel-Burger Féron dans le secteur de la représentation de lignes régulière et de la consignation et dans la manutention portuaire sous la marque Somap.
Le groupe n'est en revanche pas présent en Basse-Normandie. À deux mois des élections régionales, il souligne : "Dans la perspective de la création de la grande région Normandie, nous aurons un œil attentif aux opportunités qui se présentent de développer notre ancrage régional".

Vincent Calabrèse

Lundi 21 Septembre 2015



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