Seayard Terminal : opération déminage à l'UMF


Des solutions pour désengorger le Seayard Terminal ont été proposées lors d'une rencontre entre le manutentionnaire et le reste de la communauté portuaire.


© Franck André
© Franck André
Une rencontre a eu lieu mardi 3 avril au matin dans les locaux de l'Union maritime et fluviale de Marseille-Fos (UMF) au sujet de la situation au Seayard Terminal de Fos 2XL, engorgé depuis plusieurs semaines. Des résolutions y ont été prises et des pistes évoquées. D'ores et déjà, les choses semblaient s'être améliorées sur le site.
«C'était une réunion pour comprendre ce qu'il se passait et aider Seayard à trouver des solutions», selon Hervé Balladur, président de la fédération des association professionnelles de la place portuaire, qui a joué les médiateurs. Trois jours auparavant, le 30 mars, la tension était montée d'un cran avec la décision de la FNTR et TLF de répercuter les temps d'attentes aux portes du terminal sur les factures de leurs donneurs d'ordres et leur menace de bloquer le terminal de l'acconier filiale de MSC. Devant les représentants de l'AACN (Association des agents maritimes et consignataires de navires), du Syndicat des transitaires de Marseille (STM), du port de Marseille-Fos (GPMM) et la fédération des entreprises de Transport et de logistique de France (TLF), Seayard a pris des engagements pour résoudre ses difficultés, invoquant des raisons «organisationnelles, informatiques et techniques».

Hervé Balladur (© F. André)
Hervé Balladur (© F. André)
Le président de la société de manutention Georges Chapus a notamment promis de confier l'ensemble de ses systèmes informatiques à la société conceptrice Terminal Investment Limited, qui équipe les navires de l'armateur MSC. De manière à régler les problèmes d'incompatibilité. D'autre part, le fournisseur de cavaliers de Seayard doit aider ce dernier à solutionner le retard de maintenance accumulé depuis le basculement sur 2XL alors que son nouvel atelier n'a pas été livré à temps. Dix des trente cavaliers de la société seraient ainsi inutilisables : «c'est cela qui pose le plus de problèmes», selon Hervé Balladur. Seayard compte sur la mise en service du cinquième portique (sur cinq) pour accélérer ses opérations côté navires et augmenter ainsi la disponibilité des cavaliers pour le chargement et le déchargement des camions. Enfin, l'acconier serait en mesure d'ouvrir cette semaine quatre colonnes d'entrée au terminal, contre une auparavant.

Soulager le terminal en déplaçant les trafics

S'il se félicite de ces progrès, Hervé Balladur reconnaît que le retour à la normale «risque de prendre encore pas mal de temps». En attendant, des pistes sont donc suivies pour tenter de limiter la saturation du site. «Nous avons proposé de diminuer la charge du terminal en demandant aux commissionnaires de transport de charger sur des navires opérés sur d'autres terminaux», explique le président de l'UMF. Un basculement de certains armateurs sur les terminaux des concurrents Eurofos et Intramar est aussi envisagé le temps que tous les problèmes soient résolus, «peut-être deux à trois mois». Des discussions doivent avoir lieu en ce sens entre les quatre armateurs de l'alliance CKYH (Cosco, K Line, Yang Ming et Hanjin) et les acconiers. Pour Hervé Balladur, une telle décision serait de nature à faire retomber la pression.

Michel Mattar (© F. André)
Michel Mattar (© F. André)
Les routiers maintiennent la pression

Sur le terrain, on notait dès le jour-même une nette amélioration de la situation. «Alors que ce matin c'était encore la panique, cet après-midi, il n'y avait plus d'attente chez Seayard, constatait le secrétaire général de TLF Méditerranée, Michel Mattar, mardi soir. Jusqu'à présent, il n'y avait pas de cavaliers pour les camions, puisqu'ils étaient tous affectés aux bateaux. Ça a changé. Apparemment, ils ont trouvé les moyens ce matin». Le représentant du syndicat patronal routier, qui y voit tout sauf une coïncidence, dit «rester très vigilant» sur la suite des événements.
Bien qu'«impossible à facturer» pour Hervé Balladur, la surcharge de 250 euros par conteneur est maintenue par les routiers, de même que la menace de blocage, qui doit toujours être examinée en fin de semaine.


Lire aussi :
Les transporteurs menacent de boycotter Seayard
Seayard Terminal : les routiers imposent une surcharge

Franck André

Mardi 3 Avril 2012





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