Stef : croissance externe au programme avant la DSP Corse


Sauf nouveau rebondissement, le duo SNCM-La Méridionale devrait remporter la délégation de service public pour la desserte de la Corse depuis Marseille. Un dossier essentiel pour la filiale maritime de Stef. Sur son cœur de métier, le transport et la logistique sous température dirigée, le groupe est engagé dans une série de croissances externes en France et en Europe. Le projet de reprise d'Ébrex illustre cette démarche.


Stanislas Lemor, directeur général adjoint de Stef © Stef
Stanislas Lemor, directeur général adjoint de Stef © Stef
C'est le 6 septembre que l'Assemblée de Corse se prononcera sur la DSP pour la desserte maritime de l'île depuis Marseille."Après un délai de onze jours laissé pour le dépôt d'éventuels recours, elle pourrait être validée d'ici le 17 septembre pour une période de dix ans, de 2014 à 2023", explique Stanislas Lemor. Le directeur général adjoint du groupe Stef se déclare "satisfait du compromis trouvé entre les parties. Pour La Méridionale, la nouvelle DSP ne provoque pas de changements fondamentaux". Pour mémoire, la nouvelle mouture ne couvre que le service permanent pour la desserte de cinq ports corses à l'aide d'une flotte de sept navires, quatre de la SNCM, trois de La Méridionale. Chaque année, la compensation financière s'élèvera à 96 millions d'euros hors indexation carburant (plafond de 104 millions d'euros incluant delui-ci). Sur cette somme, un peu plus de 38,5 millions d'euros par an seraient versés en moyenne à La Méridionale sur la durée de la DSP. Laquelle "s'accompagne d'une baisse des tarifs fret pour faire revenir les marchandises parties à Toulon à Marseille, et d'un allègement des contraintes sur l'outil naval. Les navires doivent avoir moins de 30 ans, et la flotte de La Méridionale respecte ce cahier des charges". Dans l'immédiat, la compagnie affiche au premier semestre une progression de son chiffre d'affaires de 1,4 % à 52 millions d'euros. "En hausse de 4,8 %, le trafic passagers a connu un très bon niveau compensant l'érosion de 5,5 % du fret". Á fin juin, son résultat opérationnel est négatif à - 3,2 millions d'euros "mais sera à l'équilibre en 2013", assure Stanislas Lemor.

Candidat à la reprise d'Ébrex

Sur son cœur de métier, le transport et la logistique sous température dirigée, Stef poursuit sa stratégie sur deux axes : "Sanctuariser nos parts de marché en France, rechercher une taille critique dans des pays européens ciblés, soit la péninsule Ibérique, Suisse, Italie et Benelux, en préservant un équilibre entre activités transport et logistique, grands comptes et mid-market". Par croissance externe avec un budget de 50 millions d'euros, et organique à travers des investissements sur son réseau, ce cap s'est concrétisé au premier semestre par le rachat d'une partie des activités des Transports Gringore en Normandie (10 millions d'euros de chiffre d'affaires, 63 salariés) et deux entrepôts : l'un de 22.000 m3 à Kriens en Suisse germanique, l'autre de 38.600 m3 à Burgos, en Espagne.

"25 % avec Ébrex sur le marché du transport sous température dirigée"


De son côté, le projet de reprise d'Ébrex est instruit par les autorités de la concurrence françaises. Avec 1.125 salariés et 21 sites, Ébrex réalise un chiffre d'affaires de 141 millions d'euros, dont 85 % en transport de surgelés et produits frais, et 20 % en logistique avec Quick pour principal client. Si ce rapprochement est confirmé, Stef détiendrait près de 25 % du marché du transport routier sous température dirigée en France.

Tassement des résultats

Alors que la consommation recule dans la plupart des pays européens, cette stratégie devrait lui permettre de poursuivre son développement. Les résultats semestriels du groupe illustrent ce défi. À 1.257 millions d'euros, la progression de 3,6 % de son chiffre d'affaires est due pour l'essentiel à l'intégration de KLS. En parallèle, le bénéfice opérationnel diminue de 2,1 % à 32,1 millions d'euros du fait de la baisse des volumes en transport domestique en France et dans plusieurs pays européens. Grâce à des produits exceptionnels dont une indemnité pour un sinistre intervenu en 2012 (8 millions d'euros), et l'application du CICE réduisant sa charge fiscale, le résultat net progresse de 5,2 % à 18,8 millions d'euros.

Érick Demangeon

Lundi 2 Septembre 2013



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