Succès pour la "Journée développement durable et navires" à Nice


Lors de la première "Journée internationale développement durable et navires à passagers" au port de Nice le 1er octobre, des représentants des compagnies maritimes dont Royal Caribbean et Corsica Ferries, de l’Europe, du gouvernement et des responsables des ports de Nice, Toulon et Göteborg ont évoqué la problématique des ports urbains et la croissance des trafics (croisières, cars ferries, ro-ro…).


Projet d'alimentation électrique à quai à Monaco © Alstom
Projet d'alimentation électrique à quai à Monaco © Alstom
La conciliation entre les enjeux environnementaux et l’économie est primordiale notamment pour les anciens ports de commerce aujourd’hui intégrés dans les villes historiques comme Nice, Gênes, Toulon, Venise voire Marseille pour l’activité croisière. Cette première journée internationale, organisée par la CCI de Nice, gestionnaire de plusieurs ports sur la Côte d’Azur (Nice, Villefranche-sur-Mer et Cannes), est appelée à se pérenniser. Elle trouve au port de Nice un cadre adéquat. "Le port de Nice est un concentré à échelle réduite de ce qu’on vit dans des autres ports de commerce de taille plus importante", précise Jean-Philippe Salducci, président de l’Union des pilotes des ports de Marseille-Fos et Nice-Cannes-Ville. Accueillant ferries pour la Corse, navires de croisière, de marchandises ou la grande plaisance, le port de Nice concentre tous les problèmes environnementaux possibles. Les riverains notamment acceptent de moins en moins les nuisances sonores, la pollution atmosphérique ou le surcroît de circulation lors des débarquements et embarquements des voitures dans les ferries pour la Corse. Et l’augmentation de la taille des unités de croisière voire des cars ferries est désormais un problème pour leur accueil dans des ports urbains historiques aménagés au XIXe siècle.

Le port de Göteborg, un précurseur

D’autres problèmes viennent se greffer comme la pollution à base de soufre, de fuel, le traitement des déchets à terre ou les eaux usées des unités de croisière. La notion de concept de navires verts fait son chemin. Une des solutions, c’est la fourniture d’électricité à quai à ces grandes unités, leur évitant de faire fonctionner leurs centrales au fuel pour produire l’énergie nécessaire. Le port de Göteborg est un précurseur en la matière. "Nous proposons le courant à quai", précise Susan Dutt, responsable environnement au port de Göteborg. Le port a investi 1,4 million d'euros pour alimenter en électricité. Et cinq navires de Stena Lines l’utilisent. Désormais, un navire sur trois en escale remplace ses groupes électrogènes diesel par cette électricité fournie à quai.

"Le concept de navires verts fait son chemin"


L’objectif est qu’en 2015, 40 % des navires se fournissent de cette manière. Tous les navires ne sont pas équipés. ABB, Alstom et Schneider proposent leurs solutions à certains ports. Certains rechignent. Pour Pierre Mattei, directeur général de Corsica Ferries, l’alimentation électrique à quai n’est pas une priorité sachant qu’un ferry ne reste pas plus de deux heures dans un port en moyenne. Le port de Marseille a calculé qu’il fallait de 4 à 6 MWA par navire de croisière. Le port préfère plutôt que les navires abandonnent le fuel pour le gaz naturel liquéfié (GNL), plus respectueux de l’environnement. Restera à résoudre l’approvisionnement et le stockage de ce GNL. Outre la desserte par camion (sept à huit pour un car ferry), l’apport peut se faire par navire citerne. Et le port de Göteborg, toujours pionnier en la matière, va se doter d’un réservoir de 20.000 m3 pour alimenter les navires équipés de GNL. En juin dernier, Swedegaz et Royal Vopak ont annoncé leur intention de créer une joint-venture pour gérer ce terminal GNL. Même démarche à Toulon, qui hésite entre le GNL et l’électricité à quai. La CCI de Nice vient de réceptionner une étude de faisabilité technique et financière à ce sujet. Elle recommande d’équiper les quatre quais accueillant les unités de croisière. L’infrastructure peut être installée en seize mois. Si l’amortissement pour un navire est rapide (six à sept ans), pour un port c’est plus long. La prochaine journée permettra de faire un point sur les avancées en la matière, qui concerne tous types de navires de grande dimension pour passagers ou marchandises en escale dans des ports urbains.

Michel Bovas

Vendredi 5 Octobre 2012





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