TUI en bonne voie pour se désengager d'Hapag-Lloyd


Le géant allemand du tourisme TUI a mis sur les rails hier la cession du reste de ses parts dans l'armateur de porte-conteneurs Hapag-Lloyd, dont il veut se désengager depuis déjà plusieurs années.


© HAPAG-LLOYD
© HAPAG-LLOYD
Le conseil de surveillance de TUI réuni à Hanovre a décidé de proposer un tiers du capital d'Hapag-Lloyd (33,3 %) à l'actionnaire principal de celui-ci, un consortium hambourgeois. TUI, qui détient encore 38,4 % d'Hapag-Lloyd, fait ainsi usage d'une option de vente pouvant être activée jusqu'au 2 janvier.
Si TUI et le consortium Albert Ballin, qui regroupe entre autres la ville de Hambourg, des banques et une compagnie d'assurance, n'arrivent pas à un accord d'ici septembre 2012, TUI aura le droit de se tourner vers d'autres acheteurs potentiels. Et selon les termes de leur contrat, le consortium serait alors contraint de céder un pan de sa participation, pour permettre à ce nouvel actionnaire de prendre le contrôle de la société.
Sur la base de la dernière transaction réalisée - l'un des membres du consortium a racheté à TUI une part de quelque 11 % du capital au printemps -, un tiers des parts d'Hapag-Lloyd vaut un peu moins de 1 milliard d'euros.
Selon le quotidien «Frankfurter Allgemeine Zeitung» («FAZ») d'hier, le consortium Albert Ballin serait prêt à racheter un paquet de 20 % du capital. Mais les intérêts divergent en son sein : la ville de Hambourg, siège d'Hapag-Lloyd, et l'entrepreneur Klaus-Michael Kühne veulent augmenter leurs parts, rapporte le «FAZ», tandis que les autres actionnaires, notamment les banques MM Warburg et HSH Nordbank, préféreraient en rester là.
Hapag-Lloyd emploie environ 7.000 personnes à Hambourg. Il avait fortement souffert de la crise en 2009 mais fait à nouveau meilleure figure depuis l'an dernier. TUI, qui veut se concentrer sur le tourisme, peine toutefois à s'en défaire complètement. La catastrophe de Fukushima puis les turbulences sur les marchés financiers ont contrecarré ses plans de mise en Bourse, puis des négociations avec plusieurs acheteurs potentiels en provenance du sultanat d'Oman ou encore de Chine n'ont pas abouti.

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Mardi 13 Décembre 2011





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