Technip : le bénéfice net recule de 22,5 % en 2014


Le bénéfice net de Technip recule de 22,5 % en 2014, en raison notamment de la fermeture de son activité d'éolien marin au Royaume-Uni et de coûts de restructuration.


Un niveau "record" du carnet de commandes pour Technip, à 20,9 milliards © Technip
Un niveau "record" du carnet de commandes pour Technip, à 20,9 milliards © Technip
Technip a publié mercredi 18 février un bénéfice annuel en repli de 22,5 %. Le groupe a toutefois confirmé qu'il prévoyait une amélioration de ses résultats en 2015 malgré la baisse des prix du pétrole, grâce au niveau record de son carnet de commandes. En 2014, Technip a dégagé un résultat net de 436,6 millions d'euros, contre 563,1 millions d'euros l'année précédente. C'est moins que les 502 millions prévus par les analystes, selon le consensus établi par FactSet.
Le bénéfice du groupe parapétrolier a été pénalisé par 73,6 millions d'éléments non récurrents, incluant "la vente de l'activité de plongée en Inde et des services d'ingénierie pour les bâtiments et les infrastructures (TPS), la fermeture de Technip Offshore Wind et des coûts de restructuration", a expliqué Technip. Son résultat opérationnel courant a reculé de 6,1 % à 800,2 millions d'euros. Le résultat opérationnel courant ajusté, mesure privilégiée par le groupe, a diminué de 1,2 % à 824,6 millions d'euros.
Celui des activités sous-marines ("subsea") a progressé de 10,5 % à 635,1 millions, permettant à cette division de réaliser une marge de 13 % du chiffre d'affaires, "bien au-dessus du plancher de 12 % que nous nous étions fixé au début de l'année", a souligné Thierry Pilenko, le PDG du groupe.

"Une visibilité excellente pour 2015, 2016 et au-delà"


Celui de la division "onshore/offshore", dédiée aux installations terrestres et marines, a en revanche chuté de 21 % à 276,2 millions, en raison de la forte proportion de projets "en phase préliminaire" et d'"un environnement de marché exigeant". Thierry Pilenko a notamment évoqué "le comportement irrationnel" de certains concurrents lors des appels d'offre. La marge de cette division s'est établie à 4,7 %, alors que le groupe tablait sur 5 % à 6 %. Le chiffre d'affaires a lui crû de 13,9 % à 10,07 milliards d'euros en publié, et de 15,5 % à 10,72 milliards en données ajustées.
Pour 2015, le groupe, qui fournit notamment des géants pétroliers comme Total, BP ou Shell, voit ses activités sous-marines réaliser un chiffre d'affaires ajusté "entre 5,2 et 5,5 milliards d'euros", contre 4,88 milliards en 2014, et un résultat opérationnel courant ajusté "entre 810 et 840 millions d'euros", ce qui représenterait une marge comprise entre 14,7 % et 16,2 %. Fin octobre, le groupe avait dit viser un chiffre d'affaires "bien supérieur à 5 milliards d'euros" et une marge de 15 % à 17 % pour cette division.
La division onshore/offshore devrait elle atteindre en 2015 un chiffre d'affaires d'"environ 6 milliards d'euros", contre 5,84 milliards, et un résultat opérationnel courant ajusté "entre 250 et 290 millions d'euros", soit une marge de 4,2 % à 4,8 %. Fin octobre, Technip avait évoqué environ 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et une marge stable pour ces activités.
En Russie, le projet gazier géant Yamal LNG, mené par Total, le russe Novatek et le chinois CNPC, "progresse bien" et "n'est pas affecté par les sanctions" contre la Russie, a affirmé le PDG de Technip.
Dans un contexte de forte chute des cours du brut, les compagnies pétrolières réduisent leurs investissements et retardent les nouveaux projets, mais le niveau "record" du carnet de commandes de Technip, à 20,9 milliards, lui assure "une visibilité excellente pour 2015, 2016 et au-delà", a déclaré Thierry Pilenko. Sur le seul quatrième trimestre, les prises de commandes ont atteint 3,2 milliards d'euros, portant le total de l'année à 15,3 milliards.
"Les dépenses d'investissement seront réduites en 2015 et 2016" et le groupe "maintiendra la discipline" sur ses coûts, a souligné le dirigeant, ajoutant que Technip "se concentrera sur ses projets", après l'échec en décembre de sa tentative de rachat hostile du groupe de services pétroliers CGG.

Amélie Baubeau

Mercredi 18 Février 2015



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