Technip ne voit pas son flot de projets se tarir


Technip a confirmé jeudi 25 juillet ses objectifs financiers pour 2013 après un bond de ses résultats au deuxième trimestre, toujours porté par un flot d'investissements des compagnies pétrolières dans l'exploration et la production d'hydrocarbures.


© Technip
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Au deuxième trimestre, le bénéfice net de Technip a grimpé de 19,4 % à 162,4 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en progression de 18,1 % à 2,4 milliards. Le groupe français d'ingénierie pétrolière a par ailleurs engrangé 2,8 milliards d'euros de nouvelles commandes sur la période, portant son carnet à un niveau record de 15,2 milliards (+ 2,8 % par rapport à fin mars). La quasi-totalité des indicateurs du groupe sont bien orientés à l'issue du trimestre, avec par exemple une hausse de 16,7 % du bénéfice opérationnel courant. La marge correspondante s'est en revanche tassée à 10 %, contre 10,1 % un an plus tôt. Conforté par ces résultats, Technip a confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice. Il continue à tabler sur une croissance de 11 à 16 % de son chiffre d'affaires, qui devrait s'établir entre 9,1 et 9,5 milliards d'euros, et sur des bénéfices de nouveau en hausse.
Nous avons effectué "une bonne performance ce trimestre, nous maintenons nos objectifs et nous abordons le second semestre avec un carnet de commandes record et diversifié", et ce tant en termes de secteurs, que de types, taille et situation géographique des contrats, a commenté son PDG, Thierry Pilenko. "Nous restons confiants à propos de nos marchés, qui sont solides et en croissance", a assuré Thierry Pilenko, commentant la conjoncture dans le secteur. Il a affirmé ne voir "aucun changement" en ce qui concerne l'appétit des compagnies pétrolières et gazières pour le lancement de nouveaux projets.
Technip, qui compte près de 38.000 employés dans 48 pays, est l'un des principaux groupes mondiaux d'ingénierie, gestion de projets et construction d'infrastructures d'énergie, allant des plates-formes pétrolières aux raffineries. À ce titre, il dépend fortement du rythme des investissements du secteur, eux-mêmes soumis aux aléas de la demande d'or noir et des cours pétroliers. "Les programmes d'investissements dans le secteur sont toujours en progression, la plupart de nos clients évoquent une croissance de leurs dépenses en capital l'an prochain. Il est un peu trop tôt pour l'évaluer mais on parle de 5 à 15 % d'un opérateur à l'autre", a expliqué Thierry Pilenko. Et "si dans la décennie qui vient, on n'assistera pas aux mêmes taux de croissance que lors de la décennie écoulée, on parle toujours de croissance, avec de nouveaux projets dans des endroits qui posent des défis technologiques", a ajouté le PDG. Selon lui, deux raisons majeures sous-tendent ce pronostic. "Non seulement la demande mondiale de pétrole et de gaz augmente, mais de plus nos clients ont besoin de compenser le déclin de la production de leurs gisements", et doivent donc investir lourdement pour développer de nouveaux champs, a souligné Thierry Pilenko.
Sur le trimestre écoulé, les deux branches d'activité du groupe ont toutes les deux affiché une dynamique positive. Dans le détail, les activités liées aux infrastructures terrestres et maritimes (segment "onshore/offshore") ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 23 % à 1,3 milliard d'euros, et récolté pour 1,2 milliard de commandes, en particulier au Moyen-Orient, au Brésil et et en Finlande. La division "subsea" (fourniture et pose de conduites, et autres activités liées au développement et à la maintenance de gisements sous-marins) a quant à elle augmenté ses ventes de 12 % à 1,1 milliard d'euros, et engrangé 1,5 milliard d'euros de commandes, notamment en Norvège, au Nigeria et au Canada.

Frédéric Pouchot

Jeudi 25 Juillet 2013



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