Transport routier : une image à travailler


Commandé par la FNTR et l’Observatoire de la performance durable, le sondage Ifop sur le transport routier de marchandises dresse une image contrastée du mode. Si son poids économique est reconnu, l’insécurité routière, la pollution induite, l’attractivité de ses métiers et le comportement des conducteurs concentrent les axes d’amélioration.


© Agrilait
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Sur les 1.200 personnes interrogées par le sondage Ifop, une courte majorité seulement a «plutôt une bonne opinion» du transport routier. Grand public et leaders d’opinion confondus, les évocations suscitées associent le mode à «la congestion, l’insécurité routière et la pollution induite». Axe insuffisamment mis en avant par la profession sans doute, les efforts du secteur en matière de sécurité et de protection de l’environnement ne sont pas identifiés. Autre défi : l’attractivité de ses métiers. Le caractère «difficile, dangereux et peu valorisé» suscite un large consensus. Très éloigné du slogan de l’animateur radio Max Meynier «Les Routiers sont sympas», le comportement des conducteurs cristallise enfin des réserves importantes et contradictoires de la part du grand public. D’un côté, ils sont reconnus pour leur professionnalisme et leur niveau de formation. De l’autre, ils sont sévèrement critiqués pour leur manque de respect vis-à-vis des règles du Code de la route et des autres usagers.

Reconnaissance économique

Si le transport routier «souffre de faiblesses certaines», concède la FNTR, il peut compter en revanche sur un atout économique reconnu par une large majorité. Cette importance renvoie à la perception du transport de marchandises considérée comme «indissociable de la route». L’acheminement des produits quotidiens, son rôle dans le fonctionnement de l’économie et, dans une moindre mesure, son poids dans l’emploi en France émergent. Ces réponses croisent les traits positifs attribués au mode autour «de la souplesse, la réactivité et la rapidité». Au-delà de son caractère pratique, il est surtout considéré comme «nécessaire». Une reconnaissance à capitaliser en travaillant en parallèle sur les faiblesses pointées par le sondage.

Érick Demangeon

Lundi 6 Février 2012


Tags : fntr, routier



     

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