UPR : "De bons résultats sur notre premier marché, l'Afrique"


Comme tous les ports, Rouen doit faire face à la situation économique maussade de ces derniers mois. Néanmoins, Philippe Dehays, président de l'Union portuaire rouennaise (UPR) et directeur régional de Centrimex France, se montre plutôt optimiste. Fortement positionné sur l'Afrique, le port normand résiste.


Philippe Dehays, président de l'UPR © Jean-Claude Cornier
Philippe Dehays, président de l'UPR © Jean-Claude Cornier
"L'Antenne" : Pouvez-vous nous dresser un bilan de l'activité portuaire ?

Philippe Dehays :
L'activité du port de Rouen n'est pas trop impactée par la crise économique. Certes, nous devons absorber l'arrêt de l'activité de la raffinerie Petroplus qui représente un tonnage significatif. Côté céréales, la campagne dernière a été bonne et celle qui débute semble prometteuse. Concernant plus particulièrement les trafics de marchandises diverses, les situations sont nuancées. Sur l'Afrique, nous ne constatons pas de tassement. C'est le marché le plus important pour le port de Rouen. Il ne faut pas oublier que, depuis de très nombreuses années, "Rouen est le port de l'Afrique". Sur le secteur des Dom, la situation est moins bonne : on y retrouve les mêmes effets qu'en métropole.

Réussite pour la ligne "Nigeria Express"

Pour revenir à l'Afrique, nous sommes particulièrement fiers des bons résultats de la ligne "Nigeria Express" mise en place par Delmas-CMA CGM en mai dernier, en remplacement du service Roro Atlantique. Nous nous étions engagés auprès de l'armateur pour assurer au moins 200 EVP par escale export. Nous avons largement dépassé ce stade aujourd'hui. La venue chaque semaine d'un porte-conteneurs le jeudi constitue un atout considérable pour l'ensemble des professionnels. Cette desserte est bien meilleure que celle que nous avions précédemment. Les bons résultats sont là, mais nous devons encore développer certaines destinations pour lesquelles les tonnages ne sont pas encore à la hauteur de ce qu'on peut faire.
Rouen a par ailleurs la chance d'avoir été retenu par plusieurs autres services vers l'Afrique : Hartmann Project Lines, Safmarine MPV avec son service Opex et plus récemment RMR Shipping. Cette dernière compagnie a permis aux Rouennais de se repositionner efficacement sur le segment du roulier et de développer davantage le conventionnel. Aujourd'hui, RMR propose une escale mensuelle régulière. Ajoutons que BOCS assure également un très bon service polyvalent, ouvert à tous types de frets.

"L'Antenne" : Récemment, l'Insee a publié une étude sur l'emploi dans le complexe industrialo-portuaire rouennais, soit 18.000 salariés. Qu'en tirez-vous comme conséquence ?

Philippe Dehays :
Cette étude montre la pleine dimension de l'importance du port. Pour nous, cela nous renforce dans notre souhait d'être davantage présents dans la gouvernance du port, d'être actifs sur tous les dossiers, comme celui de la circulation des poids lourds par exemple... Pourtant, aujourd'hui, avec Christian Herail, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen, je suis le seul représentant du secteur privé présent au Conseil de surveillance. Aussi, fort de ces 18.000 emplois, il faut que nous prenions toute notre place. C'est ainsi qu'aux côtés de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen, nous préparons un recours devant le Conseil d'État à l'encontre du classement de la boucle de Roumare. Il faut arrêter de restreindre les possibilités pour les entreprises de se développer. L'enjeu, c'est l'emploi. Qui peut nous donner tort ?

"Rouen a ses spécificités, Le Havre les siennes"


"L'Antenne" : Haropa compte aujourd'hui dix-huit mois d'existence. Comment l'UPR voit son évolution ?

Philippe Dehays :
Pour nous, Haropa est avant tout un instrument institutionnel. Le GIE développe des actions qui sont utiles. Il y a des domaines où la mise en commun a du sens, notamment dans des activités ciblées comme les dragages, la communication, la participation à des salons à l'étranger... Mais il faut parler de Rouen et du Havre. Chacun doit se développer et conserver son identité. Il n'est pas question de partager les trafics : Rouen a ses spécificités, Le Havre les siennes.

Jean-Claude CORNIER

Mercredi 25 Septembre 2013



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