VNF : la défaillance du BTP contrarie les résultats 2014


L’année 2014 n’est pas achevée mais elle est qualifiée de «stable» par rapport à 2013. Elle confirme la progression régulière du conteneur ainsi que celles des trafics à valeur ajoutée comme les colis lourds et la pétrochimie. Si le BTP n’avait pas autant flanché, les résultats auraient gagné en pourcentage. Le trafic fluvial et fluvio-maritime du bassin Rhône-Saône sur neuf mois a atteint 4.767.834 millions de tonnes contre 4.780.947 millions de tonnes en 2013.


© CFT
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Sur le bassin Rhône-Saône, «le BTP a accusé en effet une baisse d’environ 40 % en volume et, sans ce coup dur, nous aurions eu une croissance proche de 5 %», indique Rachid Bioud, chef du Bureau Économie Transport Prospection de VNF à Lyon. Le conteneur poursuit son expansion et on devrait enregistrer près de 100.000 EVP traités sur le bassin Rhône-Saône cette année.
Au chapitre des satisfactions, la filière agricole qui fut désolante en 2013 se porte mieux en 2014. Elle est tirée par le trafic de bois, aussi bien du bois d’exploitation que du bois rond (pâte à papier). Pour le bois rond, les bateaux qui partent de Pagny ou de Chalon-sur-Saône ont encore des compléments de chargements à Mâcon et Villefranche avant d’arriver à Tarascon, base spécialisée qui importe aussi du bois d’Asie. La compagnie CFT effectue des convois de plusieurs barges entre Fos et Tarascon. Un axe de développement pourrait concerner la biomasse sur le port de Lyon et dans le Sud, près de Gardane, dans le cadre de reconversion de centrales thermiques.

"Les potentiels du fluvial restent intacts"


Les engrais ont totalisé 120.000 tonnes à fin septembre. Ils concernent surtout des trafics allant de Fos ou Sète à Pagny, alternant finalement avec les céréales en trafic descendant. À Pagny, Cerevia conduit un projet pour développer son pôle Engrais.
Le charbon est en net recul. «En fait, on revient plutôt à une situation normale par rapport à 2013 qui avait été particulièrement correcte», observe Rachid Bioud.
La chimie, importante dans la région lyonnaise, croît de 5 à 6 % même si des mutations sont attendues dans cette filière en matière de raffinage par exemple. On aura encore longtemps besoin de pétrole et de produits chimiques. Trois bateaux de CFT Gaz assurent des rotations en flux tendu pour alimenter les usines de Saint-Fons et de Balan. Des bateaux de CVM chlorure de vinyl monomère, qui entre dans la fabrication du PVC, alimentent l’usine de Pierre-Bénite, qui elle-même fournit l’usine de Balan via un pipeline, deux moyens de transport qui permettent d’assurer une sécurité des approvisionnements. Quelles nouvelles donnes permettra le gaz de schiste qui un jour pourrait arriver à Fos d’Amérique du Nord ou d’autres pays ? «Les mutations de la chimie ne sont pas forcément négatives pour le transport fluvial», lance Rachid Bioud.
Les déchets de la métallurgie devraient dépasser les 208.000 tonnes. Les ferrailles sont souvent refondues en Turquie.
L’hiver dernier ayant été clément, pour le malheur des bateliers, les stocks de sel de déneigement, marché très fluctuant, sont restés inutilisés dans les ports.
Les colis lourds à haute valeur ajoutée représentent un marché plutôt en hausse. Le transport exceptionnel sur route coûte de plus en plus cher, fait face à des réticences croissantes de riverains, est soumis à une réglementation de plus en plus dure qui fait hésiter les chargeurs industriels pour le transport de mâts d’éoliennes, de transformateurs, de pièces industrielles, d’ouvrages d’art... Le potentiel fluvial est manifeste. «Nous devrions nous placer dans une démarche de développement avec de grands comptes, comme EDF, Siemens et Areva, afin de systématiser le recours au fluvial dans le cadre du Plan Rhône, par exemple». Les colis lourds viennent principalement de Franche-Comté, de l’Est de la France.
En matière de logistique urbaine, les rencontres et études se poursuivent pour faire jaillir des projets, crédibles, dans le cadre du schéma portuaire lyonnais ce qui implique d’avoir une vision globale et cohérente du fonctionnement d’une métropole.

Annick Béroud

Lundi 17 Novembre 2014



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