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Depuis 1828...à Marseille.

Du Sémaphore à L'Antenne. 1828/1947
C'est en 1828 que le premier quotidien marseillais voit le jour, à l'initiative de Joseph-François Feissat et Pierre Alexandre-Henri Demonchy, il porte un nom évocateur de communication: "LE SEMAPHORE". Traitant d'informations générales, économiques et maritimes, il évolue peu à peu, pour être, vers 1840 un journal politique, influent. Ce quotidien se spécialise ensuite vers le monde maritime, dont il devient le spécialiste au début du XXème siècle.
En 1946, le Sémaphore est comdamné pour avoir continué à paraître en période de guerre. Il doit ainsi cesser son activité, comme de très nombreux journaux. Mais, le besoin d'un journal maritime professionnel demeure : il reste un vide que de nombreux professionnels portuaires s'empressent de combler. Ainsi nait "MARSEILLE MARITIME", qui reprend fidèlement la formule du Sémaphore, mais dont malheureusement tous les exemplaires ont disparu.
Le 20 janvier 1947, le journal change à nouveau de nom pour adopter sa dénomination actuelle, "L'ANTENNE".

Les années Alexandre Oliva : 1952/1985
En 1952, à l'occasion d'une nouvelle phase difficile, les actionnaires majoritaires décident de passer la main. Parmi les candidats à la reprise, deux hommes d'affaires marseillais, Alexandre Oliva (dirigeant d'une entreprise de réparation navale) et Paul Reggio-Paquet (président de la Compagnie de navigation Paquet), acceptent de relever le challenge.
L'origine des problèmes financiers est vite trouvée : les prix pratiqués par l'imprimeur du journal étaient prohibitifs. Après un changement de sous-traitant, la situation est largement redressée en trois mois...

C'est ensuite en 1956 que les locaux du journal sont transférés à la rue Venture, à la place du Sémaphore. De nombreux journaux souhaitaient bénéfécier de cet emplacement stratégique que L'Antenne occupe toujours. Peu après, la société décide de se passer des services d'un imprimeur, et fait l'acquisition d'une machine à plat (qui exigeait alors l'assemblage de chaque journal à la main!). L'Antenne investit donc dans la première rotative offset du Sud de la France. Un bond technologique similaire aura lieu quelques années plus tard.

En 1974, alors que le dollar est au plus bas (3,90 FF), que l'Etat accorde des aides représentant 10% des investissements, et que les provisions fiscales de la société sont au plus haut, une deuxième rotative américaine entre en service. A sa vocation première d'éditeur, L'Antenne ajoute ainsi celle d'imprimeur, et ce sont jusqu'à 23 journaux de périodicité diverse qui sont imprimés rue Venture. Diverses rubriques hebdomadaires du quotidien sont regroupées en 1976, dans un nouvel hebdomadaire à part : "L'ANTENNE-INTER-TRANSPORTS", créé à l'initiative du chef de fabrication qui occupe peu à peu les fonctions de directeur commercial.
En 1978, les premiers problèmes de l'activité d'imprimerie commencent à se faire sentir. Il n'est plus conservé qu'une seul équipe sur les rotatives, contre deux vacations auparavant.

1985.La situation se dégrade peu à peu. Alors que l'édition du quotidien continue à rapporter des bénéfices, l'hebdomadaire n'est jamais parvenu à l'équilibre, l'imprimerie doit faire face à une concurence vive qui rogne ses "marges". Décision est alors prise d'arrêter l'Antenne-Inter-Transports.

Les années Edmond Oliva, Informatisation et Diversification : 1986/2003
Au mois d'août 1986 disparaît Alexandre Oliva. Son épouse accepte de prendre sa suite. Malheureusement, elle est à son tour emportée trois mois plus tard par une crise cardiaque, et leur fils Edmond prend la relève.
Le mécanicien qui assurait à plein temps l'entretien de l'ensemble du parc de linotypes part à la retraite en 1989, alors que les constructeurs de machines arrêtent de leur côté la fabrication des pièces de rechange. Décision est donc prise en octobre d'informatiser le montage du journal.
1990. Les ordinateurs entrent dans l'entreprise en Février. L'Antenne est ainsi le 1er quotidien de France entièrement composé sur MacIntosh (après avoir été l'un des derniers sur linotypes). Un nouveau bond technologique, qui a nécessité un véritable changement de culture.

 


En 1992, il est ensuite décidé de procéder à un rajeunissement de la formule, qui est mise en place à l'occasion du 14.000ème numéro du journal, en septembre. Suite à la réforme du statut des dockers en 1993, qui a provoqué une crise sans précédent dans le monde du transport maritime, déjà passablement déprimé sur le plan mondial, décision est prise, en 1994, de diversifier les activités, et de créer un outil de communication commerciale et de marketing direct, sous la forme d'un supplément bi-mensuel au quotidien.
L'ANTENNE DES PME est née. A cet effet est créé un département "Communication Directe", chargé de diffuser les nouveaux produits de communication (publicité, publi-information, fichiers, assistance en communication, réalisation de plaquettes...) En 1995, dans un contexte économique et surtout maritime déprimé, un esprit nouveau souffle sur l'ensemble des équipes qui sortent une nouvelle maquette pour le 50ème anniversaire de la société.
"L'ANTENNE des PME3 cesse ses parutions en avril 1997, suite à l'augmentation de...743% des tarifs postaux qui lui est appliquée. Mais les lecteurs et annonceurs ressentent un manque, et une nouvelle formule est mise à l'étude.
Ainsi, en 1998, un nouveau mensuel voit le jour : PROVENCE MEDITERRANEE ECONOMIE, basé sur le concept de l'ANTENNE des PME, mais avec une formule améliorée. Plus de pages, papier glacé, plus de rubriques...C'est désormais un journal à part entière. Le démarrage est conforme aux prévisions.

Le quotidien de son côté amorce un redressement. Des dossiers spéciaux mensuels sont mis en place, et draînent des annonceurs supplémentaires pour un lectorat intéressé.
En 2000, des partenariats sont noués ou renforcés avec tous les salons professionnels (SITL, TEL, Top Transports, Classe Export) qui assurent au quotidien une meilleure promotion auprès de son public. Public qui déborde désormais largement l'Hexagone.

2003 : Richard Reverchon, un nouvel élan
En 2003, Edmond Oliva décide de quitter la direction de L'Antenne pour se consacrer à des activités associatives dans le domaine de la lutte contre le cancer. Le journal est alors repris par Richard Reverchon, par ailleurs directeur d'une société de transit de la place marseillaise, qui en devient le directeur de publication.
La parution du mensuel Provence Méditerranée Economie est suspendue et l'équipe de L'Antenne se recentre sur une vision élargie du journal : l'activité transport, la logistique et le commerce international avec pour objectif de présenter un nouveau produit pour le début de l'année 2004.
Entretemps, de nouvelles rubriques voient déjà le jour et un nouveau site a été mis en ligne, plus interactif et tourné vers les abonnés.
Avril 2003, la nouvelle formule de l'Antenne est lancée. un rubriquage structuré différemment, davantage de brèves, d'interviews, la nouvelle mouture veut brasser les modes et affirmer sa couverture nationale. Désormais plus de dix pigistes, situés dans les plus grandes régions de France (Rhône-alpes, Normandie, PACA, Ile de France, Nord pas de Calais...), travaillent pour l'Antenne.