À chaque matériel une catégorie d’emballage et un indice de protection


Le cahier des charges SEI référence toutes les catégories d’emballages habituellement utilisées. À chacune d’elles correspond un certain type de matériel, voire un mode de transport associé.
Jusqu’en 1992, les catégories s’étalaient de 1 à 7 (sauf 5 et 6). Depuis, la catégorie 8 (produits dangereux) est apparue.
Après ce numéro, il peut y avoir un indice sous forme de lettre : a, b, c ou d. Cet indice peut être suivi d’un nouveau chiffre – 1, 2, 3 ou 4 – auquel peut être apposée une nouvelle lettre a, b, c ou d.
Les chiffres indiquent le type d’emballage utilisé et les lettres se réfèrent aux indices de protection.


Les différentes catégories de matériels

• Catégorie 1 : Berceaux et socles
Cette catégorie s’applique aux matériels hors gabarits par leur dimension et qui ne présentent pas de fragilité mécanique et physico-chimique. Ils n’exigent donc pas une mise en caisses.

• Catégorie 2 : Fardeaux/palettes/châssis
Cette catégorie n’exige pas non plus une mise en caisse. Toutefois, la structure des produits concernés nécessite un regroupement. Le fardeau sera de préférence utilisé pour des pièces de grande longueur, dont la structure ne risque pas d’être endommagée durant les opérations de manutention usuelles. Les palettes seront davantage adaptées à des regroupements de matériels non sensibles à l’écrasement et de dimensions réduites.

• Catégorie 3 : Caisses à claire-voie
Cette catégorie intéresse les matériels chaudronnés dont la forme ou la fragilité interdisent la mise en fardeaux ou en berceaux.

• Catégorie 4 : Caisse pleine
Le matériel concerné par cette catégorie nécessite une protection mécanique ou physico-chimique. Il peut s’agir de moteurs électriques, motoréducteurs, vannes, armoires de commande ou toutes pièces métalliques présentant des parties usinées sensibles et craignant la corrosion et les poussières.

• Catégorie 7 : Tourets de câbles
Cette catégorie ne concerne que les câbles. Aucune protection n’est à prévoir sur le matériel, sinon les embouts qui sont généralement protégés par le fournisseur.

• Catégorie 8 : Produits dangereux
L’emballage de tels produits est très réglementé. Les réglementations ou conventions auxquelles doivent se référer les expéditeurs de marchandises dangereuses sont :
- RTMD : règlement français pour le transport terrestre et par voies navigables intérieures des marchandises dangereuses et pour les manutentions dans les ports (sont exclus les transports internationaux, ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et fluviaux) ;
- RID : transport par voie ferrée ;
- ADR : transport par voies routières ;
- ADN : transport de navigation en général ;
- ADNR : transport sur le Rhin.


Les transports maritimes sont soumis aux règles relatives du transport par mer des marchandises dangereuses, ainsi qu’au code IMDG.

Les marchandises dangereuses sont répertoriées par numéro et par classe. Elles reçoivent un numéro à quatre chiffres dit ONU ou UN et sont classées selon la nature du risque (voir le chapitre « Les Marchandises »).

Pour les produits dangereux, la méthode d’emballage est la suivante : il faut tout d’abord avoir connaissance du numéro de référence du produit à emballer (n° ONU). Avec ce numéro, on détermine sa classe de matières et, ensuite, son groupe de danger. Suivant leur classe, les produits auront un emballage différent. S’il est liquide ou solide, le calage ne sera pas le même.

Les quantités de produits dangereux emballés dans une même caisse sont très limitées. De plus, les emballages de produits dangereux doivent être homologués par un organisme extérieur (comme le BVT, Bureau de vérification technique), chargé de tester (notamment la résistance aux chocs et aux chutes de plusieurs hauteurs) l’emballage réalisé par la société spécialisée. Si les tests sont concluants, l’emballage est homologué et reçoit un numéro d’agrément. Ce numéro devra figurer impérativement sur tous les emballages identiques, avec les coordonnées de l’entreprise d’emballage ayant fait agréer l’emballage.
 

Le cas particulier du conteneur

La mise en conteneur ne constitue pas une méthode d’emballage industriel tel que définie dans les catégories précédentes. Le conteneur, aérien ou maritime, n’est pas un emballage mais un moyen de transport. Il faut impérativement procéder à toutes les protections nécessaires avec un préemballage pour empotage.
L’opération de calage et d’arrimage est à la charge de l’expéditeur ou de son sous-traitant emballeur. 
L’emballeur est responsable de l’arrimage à l’intérieur du conteneur.
Cette notion de chargement pour le compte de l’expéditeur est très importante. En effet, l’emballeur est chargeur pour le compte de l’expéditeur dit donneur d’ordre. Mais la prestation de chargement n’empêche pas la responsabilité de l’expéditeur. Une délégation doit être donnée à l’emballeur qui chargera pour le compte de l’expéditeur.

La codification de l’emballage des produits dangereux

Une caisse contenant des produits dangereux comporte : 
- le numéro UN correspondant à l’identification du produit ;
- la codification de l’emballage par un numéro, c’est-à-dire :
Caisse carton = 4G
Caisse contre-plaquée = 4D
Caisse bois = 4C
le groupe d’emballage avec :
X pour groupe I
Y pour groupe II
Z pour groupe III ;
- le poids brut du colis ;
- l’état du produit emballé, liquide ou solide ;
- les deux derniers chiffres de l’année de réalisation de l’emballage ;
- la lettre indiquant le nom du pays dans lequel les essais ont été réalisés ;
- le nom du fabricant de l’emballage ;
- le sigle BVT + un numéro indiquant le numéro d’agrément de l’emballage, ainsi que le nom de l’organisme certificateur.


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