Arrêt de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne


L'arrêt progressif et normalement temporaire de la raffinerie de Petit-Couronne a débuté, tandis que Petroplus cherche à obtenir des liquidités et que les salariés s'inquiètent pour leur avenir.


© Eric HOURI
© Eric HOURI
Petroplus a débuté lundi 2 janvier le processus d'arrêt temporaire de sa raffinerie française de Petit-Couronne, près de Rouen. Cette dernière n'est plus alimentée en brut depuis que le groupe suisse a vu ses banques geler une ligne de crédit d'un milliard de dollars la semaine précédente. "Les unités doivent être arrêtées les unes après les autres ce qui peut prendre jusqu'à vendredi", a indiqué Yvon Scornet, délégué CGT. Deux autres raffineries du groupe, situées à Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse), doivent également être arrêtées pour la même raison. Petroplus a précisé le 31 décembre que le redémarrage de ces sites dépendra de "la disponibilité du crédit et des conditions économiques". Après l'arrêt de ces sites, seules deux raffineries du groupe resteront en fonctionnement, celle de Coryton en Grande-Bretagne et celle d'Ingolstadt en Allemagne.
L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie de Petit-Couronne qui emploie 550 salariés a maintenu le 2 janvier son blocage des expéditions de produits finis entamé le 27 décembre dernier. "C'est une monnaie d'échange de 200 millions d'euros pour faire face à toutes les éventualités", selon Yvon Scornet.

«Trois banques françaises font partie du consortium»

Le raffineur doit poursuivre les négociations engagées avec ses banques dans les prochains jours, après une première série d'entretiens jugés "ouverts et constructifs". L'objectif de ces discussions est de débloquer l'argent nécessaire au fonctionnement du groupe, qui s'est vu refuser l'accès à une ligne de crédit d'un milliard de dollars octroyée par treize banques internationales.
À la suite de ce refus, annoncé le 27 décembre, l'action Petroplus a dégringolé à la Bourse suisse, les agences ont abaissé la note du groupe et de vives inquiétudes se sont manifestées quant à ses chances de survie.

L'État veut s'en mêler

Le ministre français de l'Industrie Éric Besson doit rencontrer cette semaine Jean-Paul Vettier, Pdg de Petroplus. Il s'agira de "faire le point sur la situation du groupe, et plus particulièrement, sur les perspectives concernant le site français de Petit-Couronne", près de Rouen, a précisé le ministère. De son côté, la ministre de l'Écologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet, a relevé que l'État français allait s'assurer que Petroplus dispose toujours des "capacités techniques et financières" pour exploiter la raffinerie de Petit-Couronne. De leur côté, les trois banques françaises faisant partie du consortium se sont déclarées prêtes à financer le groupe suisse à condition que les autres banques suivent.
Avec ses 2.500 salariés, Petroplus se présente comme le plus grand raffineur pétrolier indépendant du continent. Le groupe n'exerce que dans le raffinage, à la différence des grandes compagnies comme Shell, Exxon ou Total, présentes sur toute la chaîne pétrolière. Ses cinq usines représentent une capacité de traitement de 667.000 barils par jour.

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Lundi 2 Janvier 2012





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