Dynamique baissière pour l’aluminium, l’or, et le café


Aluminium, or et café étaient orientés à la baisse la semaine passée, dans un contexte sanitaire, géopolitique et économique tendu.


© Nescafé
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Le cours de l'aluminium était en recul la semaine dernière sur le London Metal Exchange (LME), lesté par les restrictions sanitaires en Chine, gros consommateur de métaux industriels, qui lutte contre un regain de l'épidémie de Covid-19, malgré l'offre restreinte.
La tonne d'aluminium pour livraison dans trois mois s'échangeait à 3.058,50 le 29 avril 2022, contre 3.245,50 dollars le vendredi précédent à la clôture.

La Chine est le premier consommateur de métaux industriels. Mais le pays est confronté depuis le début de l'année à un ralentissement de son économie provoqué par la généralisation des mesures de quarantaine, dans l'espoir d'enrayer un fort regain épidémique de Covid-19.

Le prix de l’aluminium sur le LME, qui culminait à 4.073,50 dollars la tonne le 7 mars, soit son record historique, a perdu tous les gains qu'il avait accumulés depuis le début de la guerre en Ukraine. Le métal a même perdu près de 10 % depuis le 24 février, premier jour de l'invasion de l'Ukraine. La Chine a déclaré qu'elle poursuivrait sa stratégie "zéro Covid", "atout majeur" contre le coronavirus, malgré la frustration croissante à Shanghai où des habitants confinés depuis début avril.

Pour Ole Hansen, analyste de Saxo Bank, ces "mesures draconiennes de confinement" sont susceptibles "d'affaiblir les perspectives de croissance plus fortement que ce que le gouvernement avait initialement prévu". Bjarne Schieldrop prévoit cependant un prix moyen de 3.500 dollars la tonne d’aluminium pour l'ensemble de l'année 2022 "en raison d'une offre restreinte", la Russie étant un important producteur d'aluminium.

"Aucune sanction ne vise encore explicitement les exportations russes de métaux, mais la production et les exportations russes seront affectées par une multitude de facteurs liés à des sanctions économiques plus larges", estime-t-il.

L’or à la baisse

Le prix de l'or a décru sur la semaine, malmené par la perspective d'une politique monétaire plus stricte aux États-Unis, atteignant même le 28 avril son plus bas niveau depuis plus de deux mois, avant de se ressaisir. Le 29 avril, l'once d'or s'échangeait pour 1.908,63 dollars, contre 1.931,60 dollars sept jours plus tôt.

La Réserve fédérale américaine (Fed) qui se réunira la semaine prochaine a amplement signalé sa volonté d'agir vite pour contrer l'inflation galopante aux États-Unis : elle devrait donc remonter ses taux, quitte à peser sur la croissance.

Résultat, le dollar américain monte. Comme le billet vert est la monnaie de référence du marché aurifère, le coût des lingots augmente pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

Le rendement des obligations d’État américaines augmente également, poussant les investisseurs à la recherche de valeurs refuges vers cette catégorie plutôt que vers le métal précieux.

L'or est cependant recherché par certains investisseurs, estime Ole Hansen, analyste de Saxo Bank, qui souligne que le prix en euros a nettement augmenté (environ 1.800 euros l’once le 29 avril, contre moins de 1.750 euros au début du mois).
"Les investisseurs européens qui voulaient se prémunir de l'inflation et des risques économiques ont enregistré cette année des bénéfices plus importants que sur les Bourses ou sur le marché obligataire", souligne-t-il.

Le café chute

Les cours du café ont plongé durant la semaine avant de se reprendre, plombés par l'inflation faisant craindre un effritement de la demande. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'arabica pour livraison en mai valait 223,00 cents le 29 avril, contre 227,15 cents sept jours auparavant. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mai valait 2.106 dollars, contre 2.116 dollars il y a une semaine à la clôture.

"Les pressions inflationnistes et le ralentissement de l'économie risquent d'affecter la demande de café, qui est assez dynamique", expliquent les analystes de Société Générale dans une note." Plus les prix augmentent, plus la demande diminue." "C'est le cas au moins pour le café arabica, qui est plus cher que le robusta", poursuivent-ils. "Les exportations brésiliennes de robusta ont diminué, car l'industrie locale privilégie de plus en plus l'utilisation de ce grain, moins cher."

Le Brésil est le premier producteur mondial d'arabica et un important producteur de robusta. Les deux références du café ont atteint un plus bas en un mois pour l’arabica à New York (214,25 cents la livre le 28 avril) et un plus bas en près de deux mois pour le robusta à Londres (à 2.032 dollars la tonne le 27 avril).

"La demande pourrait être affectée par l'inflation et les actions des banques centrales qui réduisent le pouvoir d'achat des consommateurs", affirme également Jack Scoville, analyste pour Price Group. L'inflation s'est établie au niveau record de 7,5 % sur un an en avril pour les pays de la zone euro. Aux États-Unis, l'inflation a atteint un sommet depuis quarante ans.

AFP

Lundi 2 Mai 2022



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