FNTR Rhône-Isère : un observatoire régional sur l’écotaxe


Présent au début de l’assemblée générale de la FNTR Rhône-Isère, le préfet de Région, Jean-François Carenco, a apporté de multiples encouragements à une profession "courageuse et qui se transforme à grande vitesse". Ses rapides propositions lancées devant une assemblée très préoccupée, au bord de l’exaspération, suffiront-elles à ramener un peu d’espoir et de sérénité ?


© Renault Trucks
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Lors de l'assemblée générale de la FNTR Rhône-Isère, le préfet a émis l’idée de créer très vite un observatoire régional sur la mise en place de l’écotaxe poids lourds, ce qu’a bien retenu Pierre Sibut, vice-président national de la FNTR. "Il faudra qu’il soit transparent, très réactif presque en temps réel pour relever ce qui se passera sur le terrain", a relevé Jean-François Carenco. Face à cette nouvelle "usine à gaz" bien française, conséquence en quelque sorte de la privatisation des autoroutes en 2005, qui a privé l’État d’une recette annuelle d’un milliard d’euros, et du Grenelle de l’environnement, les professionnels ont la hantise de ne pas pouvoir répercuter cette taxe aux chargeurs dont ils ne doutent pas un instant des efforts, prétextes et chantages qu’ils fourniront pour y échapper ! "Je prends l’écotaxe mais réduisez vos tarifs" vont entendre les transporteurs, parmi d’autres arguments…

"La profession demande un cessez-le-feu fiscal"


Face à des mouvements dans la salle commençant à évoquer des actions musclées, Olivier Thievenaz, président de la FNTR Rhône-Isère, calme et lucide, a fait remarquer que cette taxe de plus sera bien mise en place en juillet 2013 "car l’État n’a pas de ressource alternative pour financer les infrastructures. Il n’a pas de plan B". En outre, les pénalités appliquées par Ecomouv, société à 70 % italienne qui gérera le dispositif (avec des frais de collecte estimés à 230 millions d’euros !), et l’État seront fort dissuasives. "Lors de notre congrès de novembre, le ministre des Transports s’est engagé à proposer un système de répercussion plus simple, plus efficace, en nous garantissant que le mécanisme forfaitaire qui a été finalement retenu sera bien majoré des charges induites", a rappelé M. Thievenaz. Et d’ajouter que "la non-application des dispositifs de répercussion des hausses des carburants, des délais de paiements et la sous-tarification sont des artifices encore trop souvent appliqués. Il en sera de même pour la répercussion de la taxe poids lourds si rien n’est anticipé".

Un surcoût de 8 %

La taxe poids lourds représente en moyenne un surcoût de 8 % pour les entreprises de transport routier de marchandises, pourcentage à mettre en parallèle avec les trop faibles marges réalisées dans ce secteur, une concurrence exacerbée, une crise durable et une baisse de l’activité de 5,7 % en volume en 2012. Les entreprises devront fournir quatorze documents par véhicule lors de la procédure d’abonnement auprès de l’une des sociétés agréées. "Cette taxe poids lourds est un faux nez inoculé au nom de l’environnement. Elle va constituer un choc important pour les entreprises", a martelé Benoît Daly, secrétaire général de la FNTR.
"Et la taxe à l’essieu, serons-nous arnaqués une deuxième fois ?", demandent des professionnels. Sur ce chapitre encore, les préoccupations demeurent. "Nous allons nous battre pour sa suppression", a répondu Pierre Sibut, qui redoute une année 2013 "dramatique" avec des milliers de chômeurs supplémentaires, dont certains seront issus du secteur du TRM.
Lot de consolation, devant les témoignages d’entrepreneurs excédés par les contrôles à répétition, le préfet a promis d’agir avec les organismes contrôleurs pour moins de harcèlement et pour plus de contrôles des transporteurs étrangers.

Annick Béroud

Mardi 18 Décembre 2012





     

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