L'Assemblée vote la réforme de la SNCF


À la veille de la reprise de la grève en pointillés à la SNCF, l'Assemblée nationale a adopté très largement, en première lecture, le projet de loi de réforme ferroviaire, contesté par la gauche et finalement approuvé par LR après quelques atermoiements.


Le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le 29 mai © Fret SNCF
Le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le 29 mai © Fret SNCF
Après l'adoption par 454 voix contre 80, avec 29 abstentions, du projet de loi de réforme ferroviaire, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a salué "une étape décisive", récusant tout "passage en force" sur cette réforme que l'exécutif promet de mener "au bout" malgré les mouvements sociaux.
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire y a vu sur LCI un "signal politique" confirmant que "le clivage droite/gauche est assez largement dépassé lorsqu'il y a des réformes qui sont dans l'intérêt général", et "un message pour tous ceux qui s'opposent aujourd'hui à la transformation de la SNCF."
À la veille du vote, les syndicats avaient dénoncé un passage "en force" avec cette première étape parlementaire. La CGT, première force syndicale à la SNCF, a appelé à un "très haut niveau" de grève mercredi et jeudi, nouvel épisode de mobilisation pendant les vacances scolaires.

La méthode en question

Après quelque 24 heures de débats sur le texte, la majorité LREM-MoDem, une large majorité des LR (24 se sont abstenus) mais aussi les élus UDI-Agir ont voté pour, voyant dans la réforme "une chance pour la SNCF". "Nous aurions eu de nombreux arguments pour ne pas voter ce texte, mais les députés LR ne sont jamais en posture politicienne et ils n'ont pour boussole que l'intérêt de la France", a affirmé Jean-Marie Sermier (LR). "Sur la méthode, le gouvernement a tout faux : les syndicats sont braqués, la grève est massive, la population est prise en otage", a-t-il dénoncé.
Les députés du principal groupe d'opposition, favorable à l'ouverture à la concurrence, avaient un temps réservé leur vote entre abstention et pour. Ils ont joué les équilibristes sur ce texte, dénonçant plus la forme, notamment le recours aux ordonnances, que le fond. En phase avec l'offensive du parti, sur la ruralité notamment, ils ont aussi martelé leurs inquiétudes sur l'avenir des "petites lignes", récusées par la ministre.
Mais "quand une réforme, même largement insuffisante va dans le bon sens, on la vote dans l'intérêt du pays", a déclaré le vice-président du groupe Damien Abad, assurant que le président de LR, Laurent Wauquiez, avait "beaucoup poussé en ce sens". "Sur ce sujet, comme sur la loi Travail où on est plutôt en phase, on ne va pas se boucher le nez", a renchéri un député LR.

"Se battre pied à pied"

La gauche a jusqu'au bout combattu, à l'unisson des syndicats, notamment une "agression de classe" avec la suppression du statut des cheminots pour les nouveaux embauchés (PCF) ou une "présomption de privatisation" (PS). La semaine dernière dans l'hémicycle, Insoumis et communistes avaient accusé le gouvernement de vouloir "scalper" les cheminots, et récusé tout effet positif de l'ouverture à la concurrence, présentée par Élisabeth Borne comme un "aiguillon stimulant".
Les communistes veulent se "battre pied à pied" pour que la loi "soit retirée", a affirmé mardi 17 avril l'un des porte-parole, Pierre Dharéville, affirmant que "la colère continue de s'exprimer fortement".
Le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le 29 mai. Le ministère espère un vote définitif "au plus tard début juillet".

AFP

Mercredi 18 Avril 2018



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