L’opérateur Seayard parti à la chasse au CO2


Chez Seayard, le retour sur les investissements réalisés fin 2019 risque de tarder. Avec l’alliance 2M qui n’est toujours pas de retour, il va falloir patienter. Cette année, l’opérateur a commencé à se mettre en conformité avec les exigences environnementales et a fluidifié l’accès au terminal pour les routiers.


© Franck André
© Franck André
Pour Seayard, l'année 2020 s'achève sur une interrogation : quand les navires de l'alliance 2M reviendront-ils à Fos ? Chez l’un des deux grands opérateurs conteneurisés des bassins Ouest du GPMM, cette suspension de service depuis le printemps s'est traduite par une érosion de trafic.  "Nous devrions achever l'année sur un retrait par rapport à 2019. À fin septembre, le marché était en recul de 12 %", constate Jakob Sidenius. Le PDG de Seayard déplore comme d'autres professionnels le manque de visibilité.
L'entreprise ne semble pas avoir souffert de nombreuses annulations de voyages sur l’axe est-ouest. "Nous avons eu à déplorer très peu de blank sailings", confie le patron de l'opérateur portuaire. "Pour s'adapter à cette baisse d'activité, on a eu recours au chômage partiel. Et nos demandes vis-à-vis du Gemfos ont baissé", explique-t-il, ajoutant que le personnel de l'entreprise a été encouragé à prendre des vacances. Il estime en outre que des effectifs ont assuré l'entretien du matériel.

Économies d'énergie

En matière d’investissements, 2020 n’est pas une année aussi lourde que 2019 pour l’opérateur. Il avait pris livraison en décembre dernier de son nouveau portique Malaccamax construit par l’entreprise espagnole Paceco. Ce qui lui a permis de réaliser la maintenance de deux portiques plus anciens : une opération qui a duré trois mois. Seayard avait pris réception de 9 cavaliers hybrides, diesel et électriques.

"Des panneaux solaires sur le terminal pour 2021"


Cette année, l'acconier a lancé des investissements plus modestes mais de grosses dépenses en matière d'éclairage. "Nous avons équipé notre terminal de lampes leds, moins gourmandes en électricité", souligne le PDG.
L'opérateur a continué à renouveler sa flotte de véhicules. Sur un parc de 20 cavaliers, 11 fonctionnent grâce à un moteur hybride électrique et diesel, indique son PDG.
Soucieux de s'adapter aux normes environnementales, il a lancé aux côtés d'un prestataire une étude sur l'installation de panneaux solaires sur le terminal. La mise en œuvre de cette ferme photovoltaïque est prévue courant 2021.

Le retour de la fluidité avec les prises rendez-vous

Quant à l'épineux dossier de l'attente des routiers à l'entrée du terminal qui avait défrayé la chronique il y a quelques mois, l'affaire est close. Il n'y a plus de bouchons depuis que l'opérateur a créé un dispositif de rendez-vous destiné aux chauffeurs routiers.
"Après avoir été en dialogue étroit avec les acteurs de la place portuaire, on a créé une période de test, puis mis en place ce système de rendez-vous pour rendre l'accès au terminal plus fluide pendant les moments d’affluence. Parallèlement, on a mis davantage de ressources aux heures de pointe", détaille Jakob Sidenius.
Au plan ferroviaire, il attend beaucoup des travaux consistant à créer "la virgule", le lien ferroviaire prévu entre le terminal exploité par Seayard et celui opéré par Eurofos mais également l'étape, plus ambitieuse, qui doit suivre. "Une fusion des deux phases des travaux prévus" serait pour lui idéale. Car, à ses yeux, "les trains sont déjà bien remplis. Il faut savoir anticiper la croissance, ne pas se faire dépasser par la progression du marché" en termes de volumes à traiter.

Vincent Calabrèse

Mardi 3 Novembre 2020



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