La Feport fait du lobbying contre les menaces de dérégulation


À la veille d’une nouvelle politique portuaire commune, la Federation of European Private Port Operators (Feport) se dit vigilante face aux menaces de libéralisation des services portuaires. Et veut la reconnaissance des investissements et des métiers.


© Éric Houri
© Éric Houri
Les futures directives sur les concessions, sur la limitation des émissions de soufre des navires dans les zones de la mer Baltique, la mer du Nord et la Manche, mais surtout les nouvelles propositions de la Commission européenne en termes de politique portuaire commune : autant de sujets traités lors de l’assemblée générale de la Federation of European Private Port Operators (Feport), les 7 et 8 juin derniers au Havre. L’association basée à Bruxelles vise à défendre les intérêts de la quarantaine de ses membres, associations et entreprises d’opérateurs de terminaux portuaires auprès des institutions européennes.

"Notre objectif est avant tout de préserver les emplois européens"


À la veille d’une nouvelle initiative en matière de législation portuaire, la Feport travaille sur divers amendements qu’elle présentera à Bruxelles. "Notre objectif, résume Christian de Tinguy, nouveau président de l’Union nationale des industries de la manutention dans les ports français (Unim), l’un des membres fondateurs de la Feport, est avant tout de préserver les emplois européens dans notre métier et d’éviter les dérives qu’on constate, par exemple, dans la marine marchande européenne".

La reconnaissance des métiers

À deux reprises, en 2003 et 2006, les projets d’une politique portuaire commune ont été bloqués, sous les motifs de libéralisation excessive. Le sujet sensible : la possibilité pour les armateurs de charger et décharger les navires avec leur propre personnel (l’auto-assistance). Véritable "dumping social", selon les manutentionnaires, qui contourne les services fournis par les dockers. Depuis, la Commission a marqué le pas. Dans une nouvelle approche, elle présente désormais avec ce troisième "paquet portuaire" un projet de règlement, et non plus de directive. "L’avantage d’un tel texte est qu’il s’applique directement en tant que tel sans être transposé dans les différents cadres juridiques nationaux, avec une marge de manœuvre plus large", apprécie l’Unim. Mais les opérateurs de terminaux restent prudents et poursuivent leur travail de lobbying auprès de Bruxelles : "Nous défendons la reconnaissance de nos métiers à part entière, une approche par les compétences tout comme la reconnaissance de l’investissement dans une activité à fort intensité capitalistique", explique Xavier Galbrun, délégué général de l’Unim. Et de rappeler : "La France comptait 22.000 dockers en 1947, il n’y en plus qu’environ 4.000 aujourd’hui". Pour Christian de Tinguy, "la Commission européenne doit mettre fin à son autonombrilisme. L’Europe n’est pas une fin en soi : à l’heure de la mondialisation, notre activité est aujourd’hui en concurrence avec des pays non européens".

Natalie Castetz

Lundi 17 Juin 2013



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