"Le Ceta devrait donner un coup de fouet entre l'Europe et le Canada"



Niels Smedegaard, président de l'Ecsa © DFDS
Niels Smedegaard, président de l'Ecsa © DFDS
Le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta) suscite la contestation persistante des ONG et de certaines organisations professionnelles mais pas des armateurs européens. L'Ecsa estime que l'accord devrait donner un coup de fouet au marché entre l'Europe et le Canada. Selon les compagnies européennes, il se traduira par la suppression des taxes douanières et permettra d'ouvrir aux armateurs présents sur cet axe de nouveaux marchés tels que le dragage, le transport de conteneurs vides et  d'augmenter les volumes transportés dans les deux sens. Selon le président de l'association européenne, Niels Smedegaard, "il est important pour l'Union européenne de signer des accords commerciaux ambitieux tels que le Ceta, en particulier dans le climat politique actuel où les échanges mondiaux et ouverts sont mis sous pression". "Nous avons donc été heureux d'entendre le plan du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, renforcer l'agenda commercial de l'Europe. En tant que représentants de l'une des institutions européennes les plus globalisées, nous ne pouvions pas dénoncer cet accord", a déclaré Niels Smedegaard. Le président des armateurs européens s'est lancé dans un vibrant plaidoyer : "Le monde du shipping a besoin d'accords mondiaux pour vivre et les marchés globaux ne peuvent pas exister sans un shipping efficace. 80 % environ des marchandises dans le monde sont transportées par voie maritime et les armateurs européens contrôlent 40 % de la flotte marchande mondiale et opèrent des services maritimes sur les mers du globe. Nous soutenons le projet présenté la semaine dernière par Jean-Claude Juncker visant à mettre en place un groupe d'experts sur les accords européens. Nous sommes prêts à apporter notre contribution sur le sujet".

"Un traité de libre-échange au mauvais sens du terme"

Nicolas Hulot a déclaré vendredi 22 septembre sur Europe 1 qu'il était "toujours très inquiet sur des traités comme le Ceta". Le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada est entré en application provisoire jeudi 21 septembre dans sa quasi-totalité. "J'étais très inquiet - et je le suis toujours - sur des traités comme le Ceta qui sont des traités qui, au lieu de nous protéger, nous exposent", a dit le ministre de la Transition écologique et solidaire. Nicolas Hulot a rappelé avoir été "à l'origine d'une commission qui précise, valide ou infirme les risques que nous soupçonnions". "Ces risques ont été bien identifiés, ce qui prouve que nous avions raison les uns et les autres d'être inquiets". Mais "le processus était tellement lancé qu'à moins d'avoir vraiment un incident diplomatique que nous ne souhaitons pas avec le Canada, c'était difficile" (NDLR : d'empêcher l'entrée en vigueur de l'accord). "Pour autant, il y a les Belges qui ont saisi la Cour européenne et puis il y aura le Parlement qui devra le ratifier", a-t-il poursuivi. "Maintenant qu'on a identifié tout cela, maintenant que ce traité est mis sous surveillance, on va regarder les étapes d'après". L'entrée en vigueur du Ceta est "une leçon pour l'avenir", selon lui. "Il ne faut plus de traité qui soit en contradiction avec nos objectifs". "L'Europe, pas à pas, érige des règles environnementales et sociales. Ces traités qui ne sont pas des traités de justes échanges mais des traités de libre-échange au mauvais sens du terme, il faut dorénavant être beaucoup plus vigilant" à leur égard, a-t-il estimé.

Vincent Calabrèse

Vendredi 22 Septembre 2017



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