Le Havre : une concertation publique pour développer le transport fluvial


Le port du Havre lance une concertation sur l’amélioration de l’accès fluvial aux terminaux à conteneurs de Port 2000, avec une ambition : augmenter la part du transport fluvial massifié, actuellement de 9 %.


© Haropa
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L’enjeu va bien au-delà du Havre. Il concerne tout l’axe Seine. Alors le premier débat aura lieu au Havre, le 8 novembre, les trois autres à Rouen et à Paris. Au programme également, des expositions, une visite sur le terrain et un site internet dédié : la concertation "préalable" lancée par le Grand Port maritime du Havre (GPMH) sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) se déroulera jusqu’au 29 décembre.
Au cœur des débats : l’amélioration du transport fluvial. Professionnels, associations et grand public pourront s’informer et argumenter sur les solutions proposées. Suite au bilan établi par Marianne Azario, garante désignée par la CNDP, le GPMH, maître d’ouvrage, aura jusqu’à fin mars 2018 pour présenter la solution retenue.

"Le but est de rattraper les retards des ports de l’axe Seine"


Le but est de rattraper les retards des ports de l’axe Seine en termes de transport fluvial : "La part du fluvial pour le trafic hinterland de conteneurs depuis et vers le port du Havre n’est que 9 %, contre 36 et 35 % à Rotterdam et Anvers", note Antoine Berbain, directeur général des ports de Haropa (Le Havre-Rouen-Paris). Soit seulement quelque 180.000 EVP. Une desserte fluviale avait bien été envisagée lors de la construction de Port 2000, inauguré en 2006, mais jamais réalisée. Onze ans plus tard, six automoteurs assurent les dessertes, ou par le Nord via l’écluse de Tancarville et les canaux, ou par le Sud, via l’estuaire de la Seine, un service lié aux conditions météorologiques. Résultat, 85 % des 2,6 millions de conteneurs débarqués et embarqués au Havre sont transportés par la route, principal concurrent de par sa flexibilité et sa rapidité.
 
100 millions d’euros

À mi-parcours du Contrat de plan interrégional vallée de Seine 2015-2020 (CPIER), à la veille de la loi de programmation des infrastructures de transport et en toile de fond du projet du canal Seine-Nord, le débat est lancé : investir ou améliorer l’existant.
Différentes solutions seront soumises à la concertation, dont trois approfondies. La plus coûteuse, réclamée par les acteurs de la place portuaire : une liaison fluviale via la construction d’une "chatière", une zone protégée pour accéder à Port 2000. Cela nécessiterait la création d’une digue extérieure longue de 2 km et l’ouverture de deux brèches, l’une dans la digue Sud du port historique, l’autre dans la digue Nord de Port 2000. Coût estimé pour cette infrastructure : 100 millions d’euros.
Autre option envisagée : l’évolution du Terminal multimodal, dont l'activité commence doucement à progresser. Cela irait du simple élargissement de la plage horaire de fonctionnement à la construction de portiques fluviaux supplémentaires, l’augmentation de la surface de stockage et l’extension des quais, estimée à 23 millions d’euros.
Enfin, une troisième option consisterait à optimiser les routes actuelles, via de nouvelles réglementations ou solutions d’aides au transport combiné. Reste qu'il faudra attendre fin novembre pour s’appuyer sur des bases complètes : le GPMH communiquera alors les résultats des études environnementales et socio-économiques en cours, financées à hauteur de 2 millions d’euros par l’État, les collectivités et l’Europe.

Natalie Castetz

Lundi 16 Octobre 2017



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