Le "Plastic Odyssey" prend la mer contre la pollution plastique

Sa mission, trouver des solutions pour réduire la pollution plastique dans les 30 pays les plus touchés par ce phénomène : à bord de son bateau ambassadeur, l'expédition Plastic Odyssey larguera les amarres à Marseille le 1er octobre pour une expédition de trois ans.
C'est en sillonnant les mers que Simon Bernard, officier de marine marchande, président et cofondateur de Plastic Odyssey, réalise l'étendue des dégâts causés par le plastique, "dont 20 tonnes se déversent chaque minute dans l'océan", l'équivalent d'un camion poubelle.

En 2016, le projet naît avec l'ambition d'"arrêter cette fuite", selon ses mots. "Ce n'est pas un navire pour nettoyer l'océan, mais un navire démonstrateur de solutions", explique le jeune Breton lors de la présentation de l'expédition à Marseille le 23 septembre. Constatant que 80 % des déchets plastiques polluant les océans viennent des zones côtières, les 20 membres d'équipage vont cibler "les 30 villes au monde qui croulent le plus sous ces déchets, notamment parce qu'ils manquent d'infrastructures de traitement", décrit Simon Bernard.

En Asie du Sud-Est, en Afrique ou encore en Amérique du Sud, Plastic Odyssey souhaite former 300 entrepreneurs au recyclage des déchets en objets solides et utiles, comme des pavés, de la tuyauterie, grâce à des machines simples et robustes, dont les plans sont accessibles en open-source.

Au-delà du recyclage, Plastic Odyssey dispensera lors de chaque escale, comme à Marseille tout le week-end, des campagnes de sensibilisation à la réduction nécessaire du plastique dans notre quotidien.

Propulsion aux déchets plastique

"Nous ne voulons pas diffuser au grand public le message de la technologie salvatrice", explique Maïté Abos, directrice de l'association, "car on ne peut pas se passer d'une réflexion autour de «comment faire sans plastique?»". Un "matériau fantastique, très solide et durable, mais qu'on utilise pour de l'usage unique, très polluant", déplore-t-elle.

À bord du "Plastic Odyssey", les visiteurs du monde entier pourront observer les machines-outils, mais aussi visiter un espace de vie "zéro déchet et zéro plastique".

Le navire, long de 40 mètres, est propulsé aux déchets plastique, grâce à un système de pyrolyse, et ainsi autonome en énergie.
Interrogé sur son partenariat avec l'armateur CMA CGM, Simon Bernard a mis en avant la décision récente de la multinationale, "en juin, d'arrêter l'export de déchets, ce qui est vraiment un pas vers la réduction du plastique".

Sans but lucratif, "Plastic Odyssey" est soutenu, outre par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, par divers mécènes privés, au premier rang desquels figure l'Occitane, groupe de cosmétiques français.

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