Le fret, plus que jamais moteur de l'aéroport de Bâle-Mulhouse

Alors que le trafic passagers de l'aéroport de Bâle-Mulhouse demeure bien en-deçà des niveaux d’avant-Covid, le fret a confirmé l’an dernier sa progression de long terme sur la plateforme franco-suisse. Il compense ainsi en partie le recul de l’activité principale.
Comme en 2020, l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse peut se féliciter d’abriter une importante activité de fret. Le trafic de marchandises y a en effet augmenté de 10 % l’an dernier, confirmant une progression régulière ces dernières années qui n’a pas été enrayée par la crise sanitaire. Au contraire du trafic passagers, qui n’a retrouvé que partiellement des couleurs en 2021. Il est certes remonté à 3,6 millions de voyageurs soit un million de plus qu’en 2020, mais la performance demeure très éloignée du record de 9,1 millions de 2019.

Le fret, lui, s’affiche à 119.330 tonnes en 2021, soit quelque 7.000 tonnes de mieux qu’en 2017, l’exercice de référence de la période récente qui approchait les grandes heures du début des années 2000. "Il a pu bien compenser la baisse impressionnante du trafic passagers", a salué Matthias Suhr, directeur de l’aéroport, lors de la présentation du bilan de l’année écoulée.

L’express "porté par la pandémie"

La progression 2021 a bénéficié à toutes les catégories de fret présentes sur la plateforme franco-germano-suisse : + 3,3 % en un an pour le camionné (total de 45.530 tonnes), + 14,5 % pour l’aérien (73.800 tonnes) dont + 18,2 % pour le tout cargo (19.800 tonnes) et + 13,2 % pour l'express (54.000).

Ces deux dernières évolutions sont donc les plus significatives. Pour le cargo, elles résultent en premier lieu de l’ajout d’une nouvelle offre en cours d’année : les deux rotations hebdomadaires avec Toronto qui sont assurées par Air Canada Cargo à bord d’un Boeing 787 passagers. Les autres liaisons se sont bien maintenues, vers Doha avec Qatar Airways et vers la Turquie avec un Airbus A330 de Turkish Airlines.

Le fret express, quant à lui, "a même été porté par la pandémie", selon le directeur de l’EuroAirport. La demande toujours forte de masques et autres matériels de protection ainsi que de produits médicaux a été "vectrice de croissance" sans que les flux traditionnels d’importation et d'exportation soient pénalisés en parallèle, a observé l’EuroAirport.

"Notre récent terminal cargo à température contrôlée a apporté un atout en termes de flexibilité d’organisation pour répondre aux pics de demande de fret pendant la crise sanitaire", poursuit Matthias Suhr".

Objectif stabilité en 2022

Les installations sont ainsi bien dimensionnées. Tant mieux pour le fret car l’Euroairport a confirmé le 26 janvier la pause dans ses investissements structurants – dont l’extension du terminal qui fera place à des agrandissements "modulaires" par étapes selon l’évolution de la conjoncture – afin de préserver sa santé financière mise à rude épreuve par la chute du trafic passagers. Pour cette année 2022, celui-ci devrait remonter à plus de 6 millions de voyageurs, alors que pour les marchandises, la direction affiche l’ambition prudente d’une stabilité.

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