Le fret sauvegarde l’activité de Nice-Côte d’Azur


Alors que depuis mars le trafic passager a été réduit à sa plus simple expression sur l’aéroport Nice-Côte d’Azur, le fret aérien traité a maintenu une activité réduite mais essentielle pour les entreprises locales qui travaillent à l’export.


La plateforme ne bénéficie plus de vols tout cargo © Aéroport Nice-Côte d'Azur
La plateforme ne bénéficie plus de vols tout cargo © Aéroport Nice-Côte d'Azur
"Sur le terminal cargo la vingtaine d’agents et transitaires fret ont répondu présent durant le confinement en mettant en place des navettes routières acheminant le fret vers les grands hubs européens (Roissy, Francfort, Zurich ou Luxembourg) où subsistait un trafic international ou fret", souligne Pierre Mathez, PDG de Mathez Freight Forwarding.
Ce transitaire implanté historiquement sur le terminal Cargo de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, souligne au passage que le fret aérien est une activité trop souvent passé sous silence sur l’aéroport alors qu’elle est relativement importante et répond localement aux besoins des entreprises qui travaillent à l’international comme à Monaco ou sur le bassin de la parfumerie.

"Le fret de soute fournit au moins 10 % de la rentabilité d'une ligne"

Pierre Mathez, PDG de Mathez Freight Forwarding
Pierre Mathez, PDG de Mathez Freight Forwarding

"L’activité fret en soute pour les compagnies fournit au moins 10 % de la rentabilité d’une ligne régulière", complète Frédéric Mercier, responsable de Mathez Transports. C’est un apport non négligeable pour des compagnies comme Swiss, British Airways, Turkish Airlines ou Lufthansa à Nice".

Pénurie de soutes

En 2019 l’aéroport a traité 12.722 tonnes de marchandises, dont 8.746 tonnes vers le hub d’Emirates à Dubaï, 1.300 tonnes vers l’Europe et près de 800 tonnes vers l’Amérique du Nord, via le vol de Delta Airlines entre Nice et New York. En fin d’année le trafic avait connu une forte progression qui s’était poursuivie en février (+ 16 %) tant à l’import qu’à l’export et toujours grâce à Emirates, dont le fret transite par Dubaï vers l’Asie Pacifique.
La crise sanitaire a fait chuter le trafic de 48 % en mars. En avril, trois vols vers le Moyen-Orient ainsi qu’un vol satellite ont permis de transporter 78 tonnes de fret. Et le premier trimestre a fini sur une baisse tant à l’import (- 29 %), qu'à l’export (- 12 %).
Enfin, en mai, en l’absence de vols, la plateforme n'a traité que 315 tonnes, dont 312 tonnes en fret camionné. Le terminal cargo a donc maintenu une activité sur l’aéroport qui a dû fermer le Terminal 1 et transférer le peu de vols passagers restants sur le Terminal 2.

Retour en août pour Emirates

"Les entreprises grassoises, qui exportent arômes et huiles essentielles utilisés par les produits nettoyants, ont fourni le principal tonnage traité, précise Frédéric Mercier". Et selon Pierre Mathez, la réduction du trafic de fret a pénalisé les transitaires qui ont dû se résoudre à réajuster leurs effectifs d’au moins 50 % à la baisse durant le confinement.
Son entreprise, par exemple, a mobilisé neuf salariés en activité sur les vingt-cinq présents habituellement. Le terminal fret à Nice fait travailler en temps normal jusqu’à 300 personnes. La lente reprise du trafic en juin avec vingt-sept destinations desservies par les compagnies passagers, dont onze en Europe, laisse penser que l’activité fret va pouvoir redémarrer.
Emirates a annoncé la reprise de sa ligne quotidienne Nice-Dubaï dès le 1er août, offrant ainsi aux transitaires la soute de son A380.

Michel Bovas

Mardi 16 Juin 2020


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