Le nickel faiblit, le café au plus haut, l’or reste stable

Le cours du nickel a chuté la semaine passée. Le café a crevé le plafond, tandis que l’or était atone.
Le prix du nickel a reculé la semaine dernière. Sur le London Metal Exchange (LME), la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s'échangeait à 19.790 dollars le 10 décembre 2021, contre 20.030 dollars le vendredi précédent à la clôture. Le cours a été pénalisé par des inquiétudes sur l'économie chinoise, mais également par une future augmentation de l'offre. Le groupe chinois Tsingshan a en effet annoncé que sa production de matte de nickel, un concentré issu de la première fusion du minerai, avait débuté en Indonésie.

Le premier producteur d'acier inoxydable espère ainsi doper sa production de nickel et répondre à la demande grandissante des développeurs de batteries pour véhicules électriques.

"La baisse des prix reste modérée par rapport à celle de mars", quand Tsingshan avait annoncé le lancement futur de cette chaîne de production, a souligné Daniel Briesemann, analyste chez Commerzbank. Selon lui, cela prouve que les participants du marché "tablent toujours sur un marché en manque d'offre à long terme".

Le reste du marché des métaux était atone : la tonne de cuivre coûtait 9.580 dollars, contre 9.505 dollars sept jours plus tôt.
"Le marché manque de volumes", souligne Al Munro, courtier chez Marex, qui pointe l'incertitude qui pèse sur la Chine pour expliquer le désintérêt des investisseurs pour ce secteur, très dépendant de la demande industrielle chinoise.

Outre le défaut sur un paiement du géant de l'immobilier Evergrande annoncé le 9 décembre, la croissance de la Chine ralentit : l'OCDE a abaissé début décembre ses prévisions de croissance dans le pays cette année et l'an prochain, à 8,1 % et 5,1 %.

Le café au sommet

Les prix du café ont atteint des plus hauts en dix ans la semaine dernière, avant de se replier sur des prises de bénéfices.
Les deux références du café ont atteint le 7 décembre 2021 des plus haut depuis 2011, à 252,35 cents la livre à Londres pour l'arabica et à 2.334 dollars la tonne à New York pour le robusta.

Puis, au fil de la semaine, "les investisseurs se sont repliés vers d'autres matières premières agricoles", commente Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank. Mais les perspectives du marché restent positives, estiment les analystes. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'arabica pour livraison en mars valait 233,05 cents, contre 243,35 cents sept jours auparavant.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mars valait 2.290 dollars le 10 décembre, contre 2.298 dollars une semaine auparavant. "Il va y avoir des pressions sur la demande", estiment les analystes de Sucden dans leur rapport sur les perspectives du marché, citant notamment l'inflation qui dépasse la hausse des salaires, ce qui pourrait peser sur les dépenses des ménages.

"Mais l'offre reste la clef du marché, et la saison brésilienne ne s'annonce pas bonne", ajoutent-ils. Le Brésil est le premier producteur mondial d'arabica. "Le manque de porte-conteneurs pour acheminer le café depuis les pays producteurs" participe à la hausse des prix, note pour sa part Ole Hansen.

L’or stagne

Le prix de l'or a baissé la semaine dernière, le métal précieux restant coincé depuis fin novembre 2021 entre la crainte d'un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et les inquiétudes sur la propagation du variant Omicron.

L'once d'or valait 1.785,71 dollars le 10 décembre, contre 1.783,29 dollars la semaine précédente en fin d'échanges.
La publication d'une inflation américaine à 6,8 % en novembre, très marquée mais en ligne avec les attentes des analystes, n'a pas permis au marché aurifère de sortir de la fourchette étroite des dernières semaines.

"L'or risque d'avoir du mal à dépasser durablement 1.800 dollars l'once, en raison des attentes d'un durcissement de politique monétaire de la Fed" en réponse à l'inflation, a commenté pour l'AFP Han Tan, analyste chez Exinity Group. Une hausse des taux de la Fed rend le dollar et les obligations d'État plus attractives ce qui éloigne les investisseurs des lingots, également considérés comme une valeur refuge.

"Mais l'or pourrait être recherché si les marchés s'inquiètent de nouvelles informations sur la pandémie ou de tensions géopolitiques", notamment sur l'impact économique du variant Omicron, a ajouté Han Tan.

Matières premières

Boutique
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15